POLYCOPIÉ - « Makala Vert » transforme des déchets biodégradables en briquettes de charbon écologique. Photo: Christian Rubemb/photo privée autorisée/dpa
Une entreprise transforme des déchets biodégradables en briquettes de charbon écologique afin de réduire la déforestation, de limiter la pollution et de proposer une alternative énergétique aux ménages.
Pour l’entreprise cette transformation consiste à valoriser des déchets organiques pour produire un combustible destiné à remplacer progressivement le charbon de bois traditionnel. Mais aussi à résoudre deux problèmes majeurs, à savoir l’accumulation des déchets et la déforestation, en une solution créatrice de valeur.
Le projet est né du constat que l’utilisation massive du charbon de bois contribue fortement à la déforestation en RDC, tandis que les déchets biodégradables restent largement sous-exploités. Selon l’initiateur du projet les déchets ne sont pas un problème, mais une ressource mal exploitée.
La société collecte des déchets organiques, qui sont ensuite transformés en briquettes de charbon destinées aux ménages, offrant une source d’énergie plus respectueuse de l’environnement. Cette approche contribue à réduire la pression sur les ressources forestières, tout en limitant la pollution liée aux déchets et en créant des opportunités économiques locales.
De nombreuses personnes formées aux métiers de l’économie circulaire
Depuis son lancement en 2020, le projet affirme avoir produit plus de 400 tonnes de briquettes écologiques et valorisé plus de 1 200 tonnes de déchets biodégradables. Il indique également avoir formé de nombreuses femmes et de nombreux jeunes aux métiers de l’économie circulaire.
L’entreprise poursuit actuellement l’augmentation de sa capacité de production afin de répondre à une demande croissante. À court terme, elle ambitionne de produire 300 tonnes de briquettes écologiques par an d’ici à la fin de 2026 et de fournir une énergie propre à au moins 2 000 ménages.
À plus long terme, l’entreprise prévoit d’étendre ses activités à d’autres provinces de la RDC, puis à plusieurs pays africains, afin de promouvoir un modèle d’économie circulaire créateur d’emplois et contribuant à la transition énergétique. « Il n’y a pas de futur sans nature. Chaque déchet valorisé aujourd’hui est une ressource qui protège notre avenir », assure le fondateur de la société.
MTB
