Le Centre d’information et de documentation sur le climat (Cidoc) vient de former, du 13 au 14 août, des agriculteurs de Kinshasa aux pratiques agricoles intelligentes face au climat et aux mesures agronomiques d’adaptation aux changements climatiques. L’organisation a bénéficié de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Programme de Small Gram (SGP).
Autour du thème : «Renforcement des capacités des maraichères de Kinshasa sur les techniques et pratiques cuturelles modernes», les assises se sont tenues au Centre agroécologique Liziba, au quartier Mikondo/Ndjili-Brasserie, commune de la Nsele. «Par cette formation, nous avons encouragé les agriculteurs à appliquer ce qu’on appelle l’agriculture intelligente. En d’autres termes, des techniques agricoles qui permettent de travailler peu et produire plus», a expliqué l’ingénieur forestier Edo Ndonda Nkosi, formateur du jour.
«Avec la perturbation de l’agriculture due aux effets du changement climatique, ajoute-t-il, manifestées notamment par des pluies précoces ou tardives, et la diminution de la production agricole, il est important d’apprendre aux maraichers des pratiques qui pourront leur permettre de réussir leurs cultures, quelles que soient les perturbations».
Formation axée sur 5 modules
La formation était axée sur cinq modules, à savoir : Changements climatiques et agriculture intelligente face au climat ; la maîtrise des itinéraires techniques de cultures ; la manipulation et la gestion des semences ; la gestion durable de l’eau et l’agroforesterie et résiliences des exploitations.
La première thématique «Changements climatiques et agriculture intelligente face au climat» a permis aux participants de comprendre les effets des changements climatiques sur leurs activités agricoles. Il a été aussi question de maîtriser des pratiques simples et adaptées permettant d’améliorer la productivité, la résilience des exploitations et la gestion durable des ressources naturelles.
«La maîtrise des itinéraires techniques de cultures» a porté sur les différentes étapes de production, depuis la préparation du terrain jusqu’à la récolte. Les itinéraires techniques désignent l’ensemble des opérations, pratiques et interventions agricoles successives qu’un producteur doit réaliser pour conduire une culture, depuis la préparation du terrain jusqu’à la récolte et, éventuellement, la gestion post-récolte.
Par «la manipulation et la gestion des semences», les agriculteurs ont appris à renforcer leur autonomie en matière de semences, en leur permettant de mieux sélectionner, multiplier, conserver et gérer des semences adaptées à leurs conditions de production.
Gérer efficacement l’eau
«La gestion durable de l’eau» a été utile aux agriculteurs pour leur apprendre à renforcer leurs capacités à gérer efficacement l’eau disponible afin de réduire les pertes, améliorer la productivité des cultures et renforcer la résilience des exploitations face aux périodes de sécheresse et aux fortes pluies.
Le dernier module sur «l’agroforesterie et résiliences des exploitations» a permis l’acquisition des connaissances et des compétences sur les principes et pratiques de l’agroforesterie. Cette matière a rendu possible d’intégrer, de manière adaptée, les arbres dans leurs exploitations, d’améliorer la résilience des systèmes agricoles et de diversifier leurs sources de revenus.
Membres de l’association des agriculteurs de Mona Paradis, Lususa, Village Kimpolo et des maraîchères de Nzeza Nlandu, les bénéficiaires de cette rencontre ont manifesté un réel intérêt pendant la formation. Ils ont eu l’opportunité de réagir à travers des questions et des partages de leurs expériences vécues au quotidien sur le terrain.
Ce renforcement des capacités des agriculteurs de Kinshasa fait suite au «Projet d’appui au renforcement de la résilience et à la capacité d’adaptation des agriculteurs des zones périphériques de Kinshasa aux effets du changement climatique» lancé par l’association en avril 2026. Par ledit projet, le Cidoc qui évolue dans le domaine de l’agriculture et de l’environnement accompagne des agriculteurs des zones périphériques de la capitale à faire face aux effets du dérèglement climatique.
Appliquer la formation sur le terrain
Parmi les personnes les plus heureuses figure Noella Mbambu, Coordinatrice du Cidoc. Après avoir procédé au lancement officiel du projet, elle est en train d’observer la réussite de chaque étape. A l’issue de la formation, elle a appelé les agriculteurs à mettre en pratique les enseignements appris lors de ce renforcement des capacités.
«Je suis très contente de la présence de chacun d’entre vous. Les modules que nous avons appris aujourd’hui, c’est l’essentiel de tout notre projet. Si nous utilisons les cinq modules que nous avons appris aujourd’hui, nous serons à l’aise dans notre travail agricole», s’est-elle réjouie, encourageant les agriculteurs.
«Lors de notre dernière descente auprès de vous, nous avons senti le besoin de la formation parmi vos attentes. C’est chose faite maintenant. Nous reviendrons pour d’autres informations que nous n’avons pas pu partager aujourd’hui. Nous reviendrons aussi, plus tard, pour faire une évaluation sur la mise en pratique des matières apprises lors de la formation de ce jour», a conclu Noella Mbambu.
ANT
