Dans le cadre de l’Initiative Freedom250 qui célèbre le 250ème anniversaire des États-Unis, l’ambassade américaine en RDC en collaboration avec l’Institut Républicain International (IRI) et la Chambre de Commerce américaine (AmCham), a organisé, hier mardi 18 août, à Kinshasa, un symposium intitulé « Conversations critiques : Jeunesse, secteur minier et partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC ».
Ce symposium a eu pour objectif d’offrir aux jeunes congolais ayant la fibre entrepreneuriale les connaissances, les réseaux et les outils pratiques nécessaires pour favoriser un climat d’affaires plus dynamique dans le secteur minier.
Le Chargé d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis, Ian J. Mc Cary a, dans son allocution, souligné le renforcement de la coopération entre Washington et Kinshasa à travers le Partenariat stratégique. « A travers le Partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC, nos deux pays collaborent pour renforcer la coopération économique, encourager les investissements responsables du secteur privé, promouvoir la transparence et créer davantage d’opportunités pour les entrepreneurs et les entreprises de nos deux pays ».
Les ressources à elles seules ne garantissent pas la prospérité
La République démocratique du Congo possède certaines des ressources en minerais critiques les plus importantes au monde. Ces ressources sont essentielles aux technologies qui alimentent l’économie mondiale actuelle, notamment les véhicules électriques, les énergies renouvelables, les infrastructures numériques et les industries de pointe. « Mais les ressources naturelles, à elles seules, ne garantissent pas la prospérité », a indiqué le Chargé d’Affaires américain. Tout en précisant que la prospérité repose sur des institutions solides, une gouvernance transparente, des pratiques commerciales responsables, des règles prévisibles et un climat d’investissement qui inspire confiance.
Par ailleurs, le Département d’État américain a récemment lancé un avis de financement pour une opportunité de financement d’un montant de 14 490 000 dollars. Ce projet fait progresser les intérêts nationaux des États-Unis en tirant parti d’une croissance fondée sur le marché et menée par le secteur privé dans le domaine de l’investissement dans les minéraux critiques au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et en Ouganda.
S’adressant aux participants, Ian J. Mc Cary, les a appelés à participer activement à l’avenir du secteur minier congolais. « Beaucoup d’entre vous deviendront des entrepreneurs, des ingénieurs, des décideurs publics, des investisseurs, des chercheurs et des dirigeants d’entreprise. Les décisions que vous prendrez ; ainsi que les valeurs que vous défendrez ; influenceront l’avenir du secteur minier et de l’économie congolaise dans son ensemble ».
Transformer le potentiel minier en richesse nationale
Pour lui, les discussions du jour porteront non seulement sur l’importance des minerais critiques, mais également sur les politiques, les partenariats et les innovations nécessaires pour créer un climat d’investissement plus solide.
Dans son intervention, au cours de cette rencontre réunissant plus de 160 jeunes, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a invité une nouvelle génération de Congolais à ne pas se contenter d’hériter des richesses du sous-sol, mais à construire les conditions de leur transformation durable.
Pour le ministre, la transformation du potentiel minier congolais en véritable richesse nationale suppose de réunir plusieurs conditions : le capital, l’énergie, les infrastructures, la technologie, les compétences, mais aussi une discipline industrielle et un climat de confiance.
Les organisateurs ont jugé judicieux d’approfondir la connaissance des participants à travers trois panels respectivement intitulés « Partenariat stratégique RDC-Etats-Unis conversation inaugurale : pourquoi les minerais critiques sont-ils importants ? « Energie, mines et réformes pour un secteur privé plus compétitif », « Les jeunes, moteurs de l’investissement et de l’innovation ». Parmi les participants, Christelle et Merveille disent avoir beaucoup appris, à travers les panels, l’entreprenariat dans le secteur minier, un secteur auquel elles ne faisaient pas beaucoup attention.
MTB
