Réunis autour d’un même objectif, celle de renforcer l’engagement communautaire, les représentants des Églises du Christ au Congo, de l’Église catholique, des Églises de réveil ainsi que de la communauté musulmane ont échangé, avec le Directeur Général de l’Institut national de Santé Publique (INSP), Dieudonné Mwamba, sur les défis liés à la lutte contre Ebola et sur leur rôle dans la sensibilisation des populations.
Organisée ce dimanche 7 juin, la rencontre a permis d’éclairer les participants sur les caractéristiques de la souche Bundibugyo, ses différences avec la souche Zaïre, les modes de transmission de la maladie ainsi que les mesures de prévention à observer pour protéger les communautés. Au-delà des aspects techniques, ce dialogue a constitué un cadre privilégié pour identifier les principales rumeurs, les résistances et les barrières socioculturelles qui freinent encore la riposte. Les leaders religieux ont partagé les préoccupations exprimées par leurs fidèles et proposé des pistes de solutions pour renforcer l’adhésion communautaire aux interventions sanitaires.
À travers cette démarche participative, l’INSP entend faire des leaders religieux de véritables relais communautaires capables de diffuser les bonnes informations, de promouvoir les mesures barrières et d’encourager l’acceptation des interventions de santé publique, notamment les investigations, la surveillance des contacts et les inhumations sécurisées et dignes.
La rencontre s’est clôturée par la signature d’un acte d’engagement, traduisant la volonté commune des leaders religieux de soutenir activement la riposte, de promouvoir les bonnes pratiques de prévention et de contribuer à la protection des communautés face à la maladie à virus Ebola.
Avec cette démarche l’INSP réaffirme sa conviction que la maîtrise de l’épidémie passe non seulement par les interventions médicales, mais également par une mobilisation forte des communautés et de leurs leaders afin de bâtir un climat de confiance indispensable à l’efficacité de la riposte.
MTB
