MSF teams from South Kivu Emergency Response Unit (SKERU) are responding to the needs of people in Kamanyola, a town that has been next to the frontline and affected by the conflict in February 2025, DRC. MSF managed to get a cargo of medical and water and sanitation supplies to the Saint-Joseph hospital and six surrounding health centres.
Dans la province du Sud-Kivu, outre Ebola, les autres épidémies continuent de faire des victimes, Médecins Sans Frontières (MSF) appelle ainsi à ne pas détourner l’attention des autres besoins de santé vitaux et réaffirme son engagement à maintenir les soins essentiels.
« La lutte contre une épidémie et le maintien des soins essentiels doivent aller de pair. Les leçons tirées des précédentes flambées sont claires : concentrer tous les efforts sur une seule urgence peut avoir des conséquences dramatiques. Lorsque les soins de santé de base sont interrompus, davantage de personnes risquent de mourir de maladies évitables que de l’épidémie elle-même », a indiqué Issa Moussa, chef des programmes de MSF au Sud-Kivu.
Au Sud-Kivu, les communautés continuent de faire face au paludisme, au choléra, à la rougeole, à la malnutrition ainsi qu’aux violences sexuelles. Dans le même temps, l’insécurité persistante provoque régulièrement l’arrivée de blessés dans des structures de santé déjà sous pression et complique davantage l’accès aux soins pour les communautés.
« Les femmes enceintes ont toujours besoin de soins maternels, les enfants de vaccination, et les patients de traitements contre d’autres maladies courantes », poursuit Issa Moussa. « Maintenir les services de santé de routine est également essentiel pour détecter rapidement d’éventuels cas d’Ebola. Les communautés continuent de se rendre dans les structures de santé auxquelles elles font confiance. Préserver cet accès aux soins est donc indispensable, tant pour répondre aux besoins quotidiens que pour renforcer la surveillance épidémiologique. »
Parallèlement à sa préparation et à sa réponse contre Ebola dans la province MSF poursuit ses activités médicales dans plusieurs zones du Sud-Kivu
Dans les zones de santé de Minova et de Numbi, les équipes soutiennent les hôpitaux de référence à travers la prise en charge des urgences médicales et chirurgicales, les soins intensifs, les services de maternité et de néonatologie, les soins pédiatriques, y compris le traitement de la malnutrition aiguë, ainsi que les soins aux survivant·e·s de violences sexuelles et les services de santé mentale.
À Bunyakiri, MSF appuie l’hôpital général de référence, le centre hospitalier de Bitale et quatre centres de santé. Les équipes y assurent des soins d’urgence et chirurgicaux, des soins maternels et obstétricaux, des soins néonatals, la gratuité des soins pour les enfants de moins de 15 ans, la prise en charge de la malnutrition aiguë, l’accompagnement médical et psychosocial des survivant·e·s de violences sexuelles ainsi que des services de santé mentale.
Dans le territoire de Fizi, MSF a soutenu pendant longtemps l’hôpital de Baraka afin de garantir l’accès à des soins médicaux et chirurgicaux essentiels pour des populations confrontées à des besoins de santé importants.
Intervention contre une flambée de rougeole dans la zone de santé de Shabunda
À Bukavu, les équipes appuient également la réponse à l’épidémie de choléra à travers l’ouverture d’un centre de traitement permettant une prise en charge rapide des patients en milieu urbain, tout en renforçant les activités de promotion de la santé au sein des communautés.
Les équipes d’urgence de MSF restent par ailleurs mobilisées au Sud-Kivu et au Maniema comme dans le reste du pays. Elles assurent une surveillance continue des alertes sanitaires et se déploient rapidement pour répondre face aux épidémies et autres urgences. Actuellement, elles interviennent contre une flambée de rougeole dans la zone de santé de Shabunda, où le taux de létalité atteint un niveau alarmant de 25 %. Entre avril et juin 2026, près de 2 320 patients atteints de rougeole ont été pris en charge dans les zones de santé de Shabunda, Bunyakiri, Kalehe et Minova. En parallèle, une campagne de vaccination menée en avril à Kalehe a permis d’immuniser 43 622 enfants contre la maladie, tandis que 6 059 autres ont bénéficié d’une vaccination de rattrapage multi-antigènes.
