Le bassin du Congo constitue le plus grand puits terrestre de dioxyde de carbone au monde, devant la forêt amazonienne. Afin de soutenir la protection de cette forêt tropicale l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI) mène des projets pour une gestion durable des forêts.
Les principaux donateurs du CAFI, dont l’Allemagne a déjà décaissé 280 millions d’euros sur les 290 millions de subvention engagés depuis 2019. Le solde, soit neuf millions d’euros, sera versé à raison de 4,5 millions d’euros en 2026 et en 2027.
Selon Berlin, CAFI a contribué à sécuriser juridiquement environ 607.000 hectares de forêts communautaires en République démocratique du Congo et près de 28.000 hectares au Gabon, tout en soutenant des plans d’utilisation durable des terres couvrant près de huit millions d’hectares dans le bassin du Congo.
Jusqu’en 2025, les projets soutenus par l’initiative avaient bénéficié à plus de 900.000 personnes dans la région, notamment grâce à des initiatives de foresterie communautaire, de sécurisation foncière et de soutien à des moyens de subsistance durables, selon Berlin.
L’Allemagne reconnaît néanmoins plusieurs risques susceptibles de compromettre l’efficacité de l’initiative, notamment l’instabilité politique et sécuritaire dans certains pays partenaires, les défis de gouvernance, l’insécurité foncière et les retards dans la mise en œuvre des projets.
Amélioration de la gouvernance des forêts
Lancé en 2015 à l’occasion du Sommet des Nations unies sur le développement durable, CAFI est un partenariat international réunissant une coalition de donateurs, dont l’Allemagne, et les six pays du bassin du Congo : la RDC, le Gabon, le Congo, la République centrafricaine (RCA), le Cameroun et la Guinée équatoriale.
Le partenariat aide ces six pays à améliorer la gouvernance et la gestion durable de la forêt tropicale d’Afrique centrale qui s’étend, selon CAFI, sur environ 240 millions d’hectares et abrite quelque 8.000 espèces de plantes endémiques, ainsi que de nombreuses espèces animales rares et menacées.
Le bassin du Congo constitue le plus grand puits terrestre de dioxyde de carb
one (CO2) au monde, devant la forêt amazonienne. Chaque année, il absorbe près de 1,5 milliard de tonnes de CO2 de l’atmosphère, ce qui en fait l’une des dernières régions de la planète à capter davantage de carbone qu’elle n’en émet, selon les Nations unies. Ce rôle est toutefois menacé par une déforestation croissante, alimentée notamment par le défrichage et le brûlis des forêts tropicales.
MTB
