L’ouvrage «La rue n’est pas une impasse : un regard dans le rétroviseur d’une vie reconstituée» sera porté sur les fonts baptismaux le samedi 12 septembre prochain au Centre culturel Wallonie Bruxelles, annonce Vainqueur Mwamba Arsène, auteur de l’œuvre autobiographique.
Ancien enfant en situation de rue à Kinshasa communément appelé «shegue», actuellement licencié en droit de l’Université de Kinshasa depuis 2020 et magistrat depuis 2026, l’auteur raconte, dans ce livre émouvant, comment il a erré avec douleur aux périphéries de la ville de Kinshasa jusqu’à se retrouver aujourd’hui magistrat de la République.
«La rue n’est pas une impasse : un regard dans le rétroviseur d’une vie reconstituée» relate la grandiose destinée d’un jeune qui n’a jamais jeté l’éponge en dépit de son vécu affreux, qui se confie dans un livre très touchant.
En écrivant ce premier livre, Vainqueur Mwamba Arsène entreprend de mener un combat d’éradication du phénomène shegue dans la capitale de la RDC. Profitant de l’occasion pour apprendre à ces enfants la valeur de Dieu.
Un phare qui éclaire d’autres vies
Vainqueur, comme son prénom, Vainqueur Mwamba Arsène, a écrit ce premier livre, telle une carte postale de la résilience, pour célébrer la victoire sur la haine, le désespoir, la fureur et la stupeur de la vie. Fruit de l’audace d’aborder la vie autrement, cet ouvrage autobiographique est un rétroviseur. Mais bien plus un phare qui éclaire plusieurs autres vies qui subissent la cruauté de l’abandon et du rejet que d’aucun considère comme une fatalité.
Accusé de sorcellerie à 8 ans après le décès de son père et victime d’un mauvais traitement, Vainqueur Mwamba Arsène avait pris la décision de fuir la maison pour se retrouver enfant de la rue. Il a vécu pendant plusieurs années la dure vie de la rue, entre arrestations arbitraires des enfants de la rue et la violence.
Il a été obligé de vivre désormais comme tel. Il doit se battre tout seul pour sa survie, délaissé et sans abri. Durant six ans, il va faire face aux souffrances, à la méchanceté de la rue, aux arrestations arbitraires de shegues et à la violence.
Jusqu’au jour où un de ses potes de la rue va lui proposer un centre d’encadrement AED/Mbongwana, où, il va commencer avec le rattrapage scolaire comme une plaisanterie, puis s’être sélectionné dans Bana ya Kivuvu (Enfants de l’espoir) pour faire des études normales en dehors du centre de shegues et poursuivre avec ses études universitaires.
ANT
