La tendance à la baisse de la Maladie à Virus Ebola constitue un signal encourageant pour les autorités sanitaires congolaises. Cependant la vigilance reste de mise et la persistance de plusieurs menaces épidémiques rappelle la nécessité de maintenir cette vigilance, de renforcer la surveillance et poursuivre les efforts de coordination à l’échelle nationale. Ce sont les ponts essentiels ressortis au cours de la réunion stratégique de coordination consacrée à la 37ᵉ semaine épidémiologique, tenue à l’Institut National de Santé Publique (INSP).
S’agissant d’Ebola, le bilan présenté au cours de la réunion fait état de 7. 200 cas, dont 3. 400 décès, soit un taux de létalité de 48,4 %. À ce jour, 913 malades sont en isolement, tandis que 1. 700 personnes sont déclarées guéries. Le suivi des contacts atteint pour sa part 88 %.
L’évolution de la courbe épidémique montre une tendance à la baisse au cours de cette semaine. Cette évolution favorable ne signifie toutefois pas la fin de l’épidémie. Les autorités sanitaires maintiennent ainsi la vigilance afin de détecter rapidement tout nouveau cas et d’éviter une éventuelle reprise de la transmission.
Par ailleurs, la notification d’un cas dans une septième province, le Sud-Ubangi, constitue un signal appelant au renforcement de la surveillance épidémiologique, de la recherche active des cas, de l’isolement et du suivi des contacts.
Choléra, Mpox et Rougeole sous surveillance
Au-delà de la 17è épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE17), la réunion stratégique a également permis d’examiner l’évolution du choléra, de la Mpox et de la Rougeole, trois autres menaces majeures nécessitant une surveillance continuent. Les experts ont passé en revue les alertes enregistrées, les tendances épidémiologiques et les mesures de riposte mises en œuvre dans les zones concernées. L’objectif demeure de renforcer la détection précoce, d’améliorer la prise en charge des cas et de prévenir la propagation de ces maladies.
La tenue régulière de ces réunions traduit la volonté de maintenir une coordination stratégique multisectorielle face aux différentes menaces sanitaires. Autour de l’INSP à travers son cousp, experts, structures techniques et partenaires poursuivent la mise en commun des données et des capacités pour orienter les décisions de santé publique.
À travers ce mécanisme de coordination, l’INSP entend maintenir une surveillance étroite de la situation épidémiologique nationale et adapter en permanence les stratégies de riposte aux évolutions observées sur le terrain. Conduite par le Directeur général de l’INSP, Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, cette rencontre a réuni les experts et acteurs impliqués dans la surveillance et la réponse aux menaces sanitaires. Les échanges ont porté notamment sur la Maladie à Virus Ebola (MVE17), le Choléra, la Mpox et la Rougeole.
MTB
