Les Etats-Unis et la République démocratique du Congo viennent de renforcer leur partenariat à travers la signature des accords stratégiques en vue d’une prospérité partagée. Et comme un partenariat ne vit pas uniquement à travers des accords, mais à travers les personnes, l’ambassade américaine en RDC a organisé, jeudi 19 février, une rencontre de partage d’expérience entre les anciens boursiers (alumin) de ses différents programmes et un public congolais issu de divers horizon, étudiants et autres acteurs.
L’Attachée culturelle à l’Ambassade des États-Unis, Idia Irele, a dans son mot de circonstance, indiqué que cette rencontre est aussi une réflexion sur les principes qui ont façonné l’expérience américaine : l’esprit d’entreprise, l’initiative, et la conviction que chacun peut créer des opportunités par l’innovation et le travail responsable et rigoureux. « Ces principes restent au cœur de l’écosystème entrepreneurial américain, et ils occupent une place de plus en plus centrale dans notre partenariat avec la RDC » a relevé Idia Irele.
Comme vous le savez, précise-t-elle, dans un pays où la jeunesse représente la majorité de la population, l’entrepreneuriat est de plus en plus perçu comme une voie vers l’opportunité et l’impact. Dans le contexte d’un marché si mondialisé, comprendre comment fonctionne l’écosystème entrepreneurial américain, comment les investisseurs évaluent les risques, et comment une idée devient une entreprise viable, ce n’est pas simplement utile. C’est essentiel pour construire des ponts économiques solides entre nos deux pays.
L’oratrice a rappelé que dans cette perspective, des progrès continus en matière de transparence, d’État de droit, de clarté réglementaire, et de bonne gouvernance renforceront la confiance des investisseurs et créeront un écosystème où le capital peut circuler avec confiance et où les entrepreneurs peuvent se développer avec sérénité.
Ancien boursier du programme IVLP, axé sur l’entrepreneuriat comme moteur de la prospérité dans l’écosystème de manière générale, Christopher Junior Mukoka, Gérant de BT Groupe et vice-président de la commission nationale jeunes entrepreneurs de la Fec, a fait savoir que le programme suivi lui a permis de comprendre comment l’écosystème devrait se créer. « Parmi les éléments importants que j’ai retenus c’est qu’à la base on peut réellement impulser le développement c’est à dire au niveau des communes, des villes, des provinces qu’on peut réellement impacter les choses. Et ce que j’essaie d’implémenter, c’est un programme pour faire en sorte qu’un maximum d’investisseur soit en capacité d’investir dans des PME détenus par des jeunes, et d’un autre côté d’aider les PME à se structurer pour arriver à capter ce genre de financement » a expliqué l’alumin.
Pour sa part, Mr Jolie Joanna Mugisa, secrétaire administrative et financière du comite consultatif national pour la protection des biens culturels en tant de conflit armé (CCM), a participé au programme IVLP 2025 sur le thème développement économique par les arts. Pour elle, les leçons apprises c’est beaucoup plus la prise en charge local, « dans le sens qu’on n’attend pas tous du gouvernement, on crée des activités pour avoir un impact économique, sur la communauté. Arriver à créer des activités culturelles au niveau local et s’autofinancer une manière de créer des taxes et entrer des entrées dans la caisse de l’Etat ».
Pour les organisateurs, un partenariat stratégique devient réel lorsqu’il se traduit par des projets communs, des investissements concrets et des réseaux durables. Aussi, ils appellent les anciens boursiers à continuer à partager l’expertise acquise, à renforcer la communauté, et à transformer leur expérience en impact concret en RDC.
MTB
