Des approches telles que l’agroécologie et la socio-bioéconomie sont préconisés pour lutter à la fois contre la déforestation et promouvoir des bonnes pratiques agricoles et protéger les sols. La Coalition des Organisations de la Société Civile pour le suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP) a réuni autour d’une même table les acteurs clés pour échanger autour des enjeux agricoles et environnementaux du pays. A l’issue de deux jours d’échange, les participants ont recommandé la mise en place d’un arsenal juridique pour clarifier de manière explique l’agroécologie et la socio-bioéconomie.
Les participants ont aussi plaidé pour les efforts des populations locales et des peuples autochtones puisse être fédérer à travers des coopératives pour les aider à produire avec une chaine de valeur. Ne pas se contenter d’une production brute mais que cette production soit transformée pour augmenter les revenus au niveau des ménages. Que les OSC multiplient les plaidoyers en faveur de l’agroécologie et de la socio-bioéconomie pour que l’Etat puisse promouvoir les deux approches comme innovantes capables d’apporter une plus-value au niveau du pays.
Participant à cette rencontre nationale, le Pr Carmel Kifuketo de l’UNIKIN, a indiqué que cet atelier national a permis d’éclairer les acteurs du secteur sur ces deux concepts. Les pratiques de l’agroécologie qui existent, les zones où elle est pratiquée mais également les lacunes ou les faiblesses que la loi congolaise en ce qui concerne ces pratiques.
Quelques défis ont été relevé pour la bonne mise en œuvre de ces deux pratiques. « Nous avons constaté qu’il n’y a pas de synergie d’action entre les acteurs,chacun travaille à sa manière sans qu’il y ait des ouvertures ou vulgarisation des pratiques. Ce qui a donné lieu à la recommandation d’une mise en place des guides écologiques qui permettent aux uns et aux autres de puiser l’information nécessaire », a fait savoir l’orateur.
Pour la Corap qui lance une étude sur l’état des lieux de l’agroécologie et la socio-bioéconomie en RDC. La tenue de cet atelier est une sorte de cadre crée pour qu’au niveau national tous les défis puissent être aborder, et voir comment éliminer l’insécurité alimentaire. « Nous avons jugé bon de mettre autour d’une table les acteurs qui travaillent dans ce secteur. Pour les écouter, comprendre ce qui se passe et définir les défis qui devront être aborder dans l’étude que le Corap est en train de mener » a expliqué le Secrétaire Exécutif National de la Corap, Emmanuel Musuyu.
Tout en soulignant que partant de ce qui sera définit comme point de faiblesse, les priorités seront définies, et feront un point d’orientation à l’étude que le Corp est en train de mener.
MTB
