Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l’ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son histoire. Le Caire,Al-Qa hira en arabe, qui signifie « la Victorieuse, a toujours connu une vie culturelle intense et demeure l’une des premières destinations touristiques au monde, en raison des merveilles inestimables comme le Sphinx et les Grandes Pyramides qui se dressent non loin des portes du désert.
Entre patrimoine millénaire et modernité galopante, Le Caire ne se découvre pas dans le silence La ville s’impose d’abord par ses sons. Les klaxons des voitures, les moteurs des autobus, les conversations des passants et les appels des commerçants composent une bande sonore permanente. La circulation est dense, les véhicules nouvelles et anciennes se croisent, se frôlent, on se croirait dans les années 70,80 tant des véhicules d’âge moyen circulent sur les artères de la capitale égyptienne. Les lois de la circulation parfois inexistant peuvent sembler désordonner pour certains mais répond à ses propres règles.
Derrière le brouhaha de la ville se cache des trésors inestimables. Dans les grandes artères comme dans les petites rues, le mouvement semble ne jamais s’arrêter. Ici, le passé n’est jamais très loin. En traversant la ville, le regard passe en quelques seconde de l’ancien au nouveau. De vieilles bâtisses construites avec de la pierre de calcaire à des immeubles ultra modernes.
Dans le cadre de notre participation au stage de formation au Caire, nous avons parcouru la grande artère Al-Moez dans sa partie nord. Ici Au détour d’une rue on peut traverser le temps, les murs sont chargés d’histoire. Cette grande artère d’environ un kilomètre, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’étend entre deux portes médiévales fortifiées et abrite la plus forte concentration de trésors architecturaux du monde islamique. Des mosquées notamment celle du Sultan Al-Zahir Barquq qui a vécu, au début du 11è siècles, « cet éifice est un mélange d’architecture de plusieurs cultures et époques. La mosquée est surplombée de minaret », a expliqué notre guide.
Panorama unique des bâtiments religieux et civils anciens

Un peu plus loin une sorte de fontaine publique peut être admirer sur cette artère. « Le Sabil-Kuttab est une sorte de fontaine publique pour offrir de l’eau au passant que des habitants construisent. En posant cet acte, ils espéraient avoir une récompense du ciel. Celle-ci date du 17è siècle », a fait savoir la guide. En s’enfonçant dans la rue, les visiteurs peuvent découvrir un panorama unique de minarets, de dômes et de façades sculptées de bâtiments religieux et civiles.
Très animée, la rue est entièrement pavée et piétonne. Cette artère s’entremêle avec les ruelles du marché de Khan el-Khalili. Devant les boutiques, les marchands exposent des tissus de couleur multiple (rouge, jaune, orange…) et des objets artisanaux qui attirent le regard. On se croirait dans le film d’Aladin et la lampe magique. Dans l’aire les parfums sont mélangés, de l’encens en passant par les épices, le café et la cuisine du terroir. On y trouve également bijoux, lampes, souvenirs et produits artisanaux dont la plupart représente le savoir-faire égyptien. Les marchands interpellent les potentiels clients et proposent des réductions et là commence le marchandage soit à l’aide d’une calculette ou simplement avec les doigts.
La découverte de la Citadelle de Saladin est également une occasion de découvrir la civilisation égyptienne. Cette citadelle est une imposante forteresse médiévale construite sur les hauteurs de la capitale égyptienne. On y trouve plusieurs monuments à l’intérieur notamment la mosquée de Muhammad Ali. Selon les explications de notre guide elle a étéConstruite dans un style baroque ottoman, achevée en 1857. La mosquée d’An-Nâsir Muhammad est un édifice mamelouk du XIVe siècle aux remarquables carreaux de faïence.
Sur la terrasse panoramique, une vue imprenable sur le Caire est offerte aux visiteurs. De là-haut on a l’impression d’avoir la capitale égyptienne sous nos pieds. Et de loin on a pu apercevoir les silhouettes des pyramides de Gizeh.
Face aux pyramides, le temps change

La rencontre avec les pyramides a également marqué les professionnels des médias de l’Afrique francophone en formation en Egypte. Celles-ci apparaissent comme des géants de pierre, témoins d’une civilisation ancienne dont l’héritage continue de fasciner le monde. Des millénaires nous séparent de ceux qui les ont bâties. Pourtant, ces monuments sont toujours là.
Partis d’une croyance, les pyramides sont aujourd’hui le symbole de tout un peuple, tout un pays. « Dans l’ancienne Egypte, ils croyaient à l’au-delà ; à une autre vie après la mort. C’est dans perspective que les pharaons ont construit des pyramides qui leur servaient de tombeaux. Les pharaons étaient momifiés pour conserver leurs corps le plus longtemps possible afin de poursuivre leur seconde vie et avec eux de la nourriture et des biens précieux », nous raconte notre guide.
Au cœur de cette immense métropole coule le Nil, le fleuve constitue bien plus qu’un élément du paysage. Il est intimement lié à l’histoire et à l’identité de l’Égypte. À la tombée du jour, les lumières de la ville commencent à s’allumer. Les silhouettes des bâtiments se reflètent dans le fleuve. Plusieurs embarcations de tous genres prennent le large le temps d’une randonnée sur le fleuve. Une façon de découvrir le Caire by night. Et d’en garder un souvenir inoubliable.
Solange TANGAMU depuis le Caire en Egypte
