Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 2 juin, le Département d’Etat des Etats-Unis a annoncé des sanctions à l’encontre de hauts commandants de deux groupes armés. Il s’agit notamment de Gustave Kubwayo, commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des FDLR et John Imani Nzenze, chef du renseignement pour le M23.
Ces nouvelles mesures visent à lutter contre les menaces qui pèsent sur la stabilité et la prospérité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les FDLR se sont livrées à des violences ethniques contre des civils ; ont utilisé des enfants soldats, ont commis des violences sexuelles, et elles ont lancé des attaques transfrontalières qui continuent de menacer la sécurité du Rwanda.
Le M23 soutenu par le Rwanda, a commis des meurtres, de graves violations des droits humains et des attaques contre des civils dans l’est de la RDC.
L’administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements qu’elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha, et elle continuera d’employer tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité durable dans la région.
Pour rappel, les États-Unis ont multiplié les sanctions bilatérales pour contrer l’instabilité et les violences dans l’est de la RDC. Les mesures ciblent des commandants de groupes armés, des réseaux de financement illicite, l’armée rwandaise, ainsi que d’autres personnalités politiques accusées d’alimenter le conflit.
Ces mesures financières et administratives, appliquées notamment par le biais du Département du Trésor américain (OFAC), comprennent le gel des avoirs aux États-Unis, des interdictions de visa, ainsi que des restrictions sur les transactions mondiales en dollars.
MTB
