Lors de la Conférence régionale sur la « criminalité́ environnementale et le conflit homme-faune », organisée par le Partenariat des Forêts du Bassin du Congo, à Libreville. Les résultats du programme Recherche Appliquée en Ecologie et en Sciences Sociales en appui à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (RESSAC), financé par l’UE, ont été présenté.
Richard Sufo, chercheur au Cifor-Icraf, coordonateur du programme Ressac, a dans sa présentation des résultats, reconnu les impacts positives du projet. « Sur les quatre volets du projet, les résultats sont importants. Le premier volet, nous avons concerté les différents acteurs et avons obtenu un ensemble de thématique sur les questions d’écologies et de science sociale. Ces thématiques, nous ont permis de lancer des appels à projets et avons recruté 26 projets et sur cette base, des recherches ont été lancé sur terrain. La logique étant de donné des financements à des institutions, des consortia qui vont des recherches ».
Le Ressac appui financièrement des chercheurs qui veulent continuer leurs recherches et leur permet d’aller communiquer leurs résultats dans les différents forums au niveau international. « Ce qui contribue à leur visibilité », a souligné le coordonnateur. Sur le plan de la formation, grâce au projet environ 150 chercheurs ont été formé d’abord sur la gestion des projets, le montage des projets mais aussi sur la rédaction scientifique. Outil important qui permet d’apprendre comment rédiger des articles scientifiques publié dans des revues de renom.
Côté communication, Richard Sufo, rassure qu’un travail important a été fait. La création d’un site web a permis de mettre à la portée du public un ensemble de vidéos, de blog…et une communication intense sur les activités du projet, a également été mené. L’impact du programme au niveau des institutions qui travaillent sur les questions de forêts démontre les résultats positives. « A ce jour, il y a forte une demande des appels à projet, les institutions viennent vers nous pour savoir s’il y a d’autres ouvertures parce que non seulement on leur permet de communiquer sur leur sujet de travail mais aussi on leur fournit également les moyens pour aller vers des résultats qu’ils souhaitent. En particulier ceux qui ont produits des articles et qui doivent le présenter dans des conférences », a souligné l’orateur.
10 projets en rapport avec le savoir des peuples autochtones
Dans le cadre de ce programme, les post-doctorats, à savoir de jeunes docteurs qu’ils soient enseignants ou pas et qui veulent faire un post-doctorat sont aussi subventionné. D’autant plus que sur le plan de la recherche, il y a des nouveaux sujets qui ont été identifié notamment la relation entre la forêt et la santé, le rôle des peuples autochtones dans la conservation des forêts. « Nous avons dix projets qui tournent sur le savoir de ces peuples, des questions sociales qui traite des questions des peuples qui vivent dans les forêts » a renseigné le coordonnateur du Ressac.
Et pour pérenniser la relation avec les institutions, le programme Ressac prévoit de développer d’ici le mois de novembre prochain un forum ou un atelier qui va réunir les politiques et les scientifiques. Tout en espérant voir d’autres bailleurs venir soutenir ces initiatives.
Fyfy Solange TANGAMU
