L’exploitation du pétrole est souvent dénoncée par les défenseurs de l’environnement au vu des dégâts qu’elle cause au niveau de l’environnement. En République démocratique du Congo n’est pas épargné par ce état des choses. Aussi, une caravane citoyenne se tient depuis le 6 avril et ira jusqu’au 10, entre Kinshasa et Muanda afin de sensibiliser sur les impacts de l’exploitation pétrolière et relayer les revendications des communautés locales.
La caravane partira de Kinshasa vers Muanda les 7 et 8 avril, avec des arrêts communautaires prévus à Kisantu, Mbanza Ngungu, Kimpese, Matadi, Kinzau-Mvuete et Boma, avant une mobilisation finale à Muanda. « Elle vise à faire entendre la voix des communautés de Muanda, longtemps confrontées aux conséquences sociales et environnementales de l’exploitation pétrolière », souligne le communiqué de presse rendu public par la coalition Notre Terre Sans Pétrole.
Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne pacifique et non violente, avec l’ambition de renforcer la solidarité entre les territoires concernés et d’interpeller les décideurs sur la nécessité d’une gestion plus inclusive des ressources naturelles.
A travers cette action, les communautés et les organisations engagées entendent rappeler que l’exploitation pétrolière à Muanda soulève depuis des années de graves préoccupations sociales et environnementales, et que les populations concernées demandent à être écoutées, respectées et pleinement associées aux décisions qui engagent leur avenir.
Tout au long de l’action coordonnée, des soutiens et mobilisations de solidarité sont également prévus dans plusieurs localités du pays, de Muanda aux rives du lac Albert et de Goma à Kinshasa, afin de relayer les revendications des communautés de Muanda et de renforcer la portée nationale de leur appel pour la justice sociale et environnementale.
La mobilisation vise aussi à donner une résonance nationale à l’appel, entendre une préoccupation plus large partagée dans plusieurs régions de la RDC, alors que de nombreuses zones du pays s’inquiètent des risques liés aux projets pétroliers et gaziers sur leurs terres, eaux et moyens de subsistance.
MTB
