Le gouvernement américain, à travers les Centres américains pour le Contrôle et la Prévention des maladies (CDC) a remis, hier jeudi 15 août, des équipements et matériels numériques de surveillance d’une valeur de plus de 554.000 dollars USD à la Coordination de la Surveillance en Santé Publique (COUSP). Le don est constitué de 1.163 tablettes, batteries externes, protections d’écran et accessoires et de deux écrans pour la visualisation des données.
Pour l’ambassadrice des Etats-Unis en poste en RDC, Lucy Tamlyn, cette remise représente bien plus que du matériel, c’est un pas en avant décisif dans la capacité à protéger les communautés et à répondre rapidement aux menaces sanitaires. « Ces efforts visent à protéger les communautés à haut risque et les agents de santé en première ligne, tout en renforçant la capacité nationale de réponse ».
Le Directeur de l’Institut National de Santé Publique, Dieudonné Mwamba, a salué l’engagement fort du peuple américain et de son gouvernement à accompagner de manière constante la RDC dans le renforcement de son système de santé en générale surtout pour ce qui est de la préparation et la réponse aux épidémies.
« Cette cérémonie de remise de matériel, traduit l’excellente collaboration entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis. A travers plusieurs appuis que nous recevons dans le domaine de la gestion des urgences et la santé publique. Les écrans reçus en ce jour vont améliorer les capacités de visualisation et d’analyse des données en temps réel, ce qui peut permettre la prise des décisions le plus rapidement possible et mieux orienter la réponse aux urgences de santé publique », a déclaré le numéro de l’INSP.
Engagement plus large
Il a saisi cette opportunité pour évoquer quelques points qui pourraient renforcer cette collaboration. Il s’agit notamment d’un appui au développement des ressources humaines, à travers des formations du personnel. « Nous devons continuer à augmenter la masse critique, avec des experts formés en épidémiologie de terrain en gestion des urgences en santé publique pour être en mesure de détecter précocement les alertes au niveau des communautés. Mais aussi l’appui sur le développement et l’optimisation de l’information sanitaire en rapport avec les urgences qui impliquent des menaces telles que le cyber attaque et le bioterrorisme. Être en mesure d’avoir des capacités de capter ces infos ».
Dieudonné Mwamba a également sollicité l’appui technique et scientifique des institutions américaines notamment le CDC pour des partages et des immersions et un accompagnement de manière pérenne. Et a souligné le besoin d’un appui pour la construction d’un Centre des opérations d’urgence bien normé qui peut être en mesure de jouer son rôle dans la préparation de la réponse aux épidémies non seulement au niveau de la capitale mais aussi des provinces.
Avant la visite des locaux de la Coordination de la Surveillance en Santé Publique (COUSP), son coordonnateur, Christian Ngandu, a présenté à l’assistance sa structure et le but de sa création. « La Coordination de la surveillance en santé publique en RDC est un effort multisectoriel qui vise à améliorer la santé de la population en détectant et en répondant efficacement aux menaces sanitaires ».
De manière symbolique Lucy Tamlyn a remis des tablettes à Dieudonné Mwamba. Pour Washington, cette contribution s’inscrit dans l’engagement plus large du CDC à renforcer les capacités épidémiologiques et de surveillance aux niveaux national et provincial. Ces efforts soutiennent directement l’Institut National de Santé Publique (INSP) ainsi que le déploiement du Système électronique intégré de surveillance et de riposte aux maladies (eIDSR), une initiative transformative visant à améliorer la gestion ; l’analyse et la transmission des données à travers le pays.
MTB
