question de l’émancipation des femmes égyptiennes n’est plus seulement un slogan brandi lors de conférences ou d’événements officiels, mais s’est transformée depuis 2014 en un plan d’action clair au sein de la vision de l’État pour la construction de la nouvelle république.
Les dirigeants politiques ont adopté une approche fondée sur la consolidation du rôle des femmes en tant que partenaire clé du processus de développement, partant du principe que la construction d’un État moderne n’est complète qu’avec l’intégration des efforts des hommes et des femmes.
Aujourd’hui, nous parlons de la « nouvelle république » qui ne peut être construite que par les efforts conjugués des hommes et des femmes ; l’État est passé du stade de la « revendication des droits » à celui de « l’émancipation réelle » que chacun peut ressentir dans les villages et les villes.
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sisi en 2014, la question de l’autonomisation des femmes et du soutien à leur rôle dans la société figure parmi les priorités de l’État.
Cela s’inscrit dans le cadre d’une vision globale visant à construire un État fort sur les plans économique et social, offrant l’égalité des chances à tous ses citoyens et cherchant à assurer un avenir plus stable et prospère aux générations futures.
Ces dernières années, l’État égyptien s’est efforcé de lancer de nombreuses initiatives et de nombreux programmes visant à renforcer la participation des femmes dans divers domaines, qu’ils soient économiques, politiques ou sociaux.
Les médias, les institutions religieuses et communautaires ont également joué un rôle important dans le soutien de cette tendance, en instaurant une culture de valorisation du rôle des femmes et en changeant les stéréotypes qui leur sont associés, reflétant ainsi leur statut de partenaire active dans le processus de développement et de construction de la société.
La Constitution égyptienne de 2014 accorde une grande importance aux questions féminines et consacre une vingtaine d’articles à garantir directement aux femmes l’égalité des chances et leur pleine participation à la société. Cette orientation a été confirmée par la « Vision Égypte 2030 », la « Stratégie pour les femmes égyptiennes » et la « Stratégie pour l’enfance et la maternité ».
« La stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes égyptiennes à l’horizon 2030 : une feuille de route complète »
La Stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes égyptiennes 2030 constitue le cadre global qui encadre les efforts de l’État dans ce domaine vital, car elle comprend quatre axes principaux intégrés qui couvrent tous les aspects de l’autonomisation réelle des femmes égyptiennes.
Le premier pilier de cette stratégie est l’autonomisation politique et le renforcement du rôle des femmes dans la direction, l’État cherchant à accroître la participation des femmes au parlement et aux conseils locaux, à soutenir leur accès aux postes de direction dans diverses institutions étatiques et à assurer une représentation équitable des femmes aux postes de décision à tous les niveaux.
Le deuxième axe est axé sur l’autonomisation économique, en augmentant le taux de participation des femmes au marché du travail, en soutenant l’entrepreneuriat féminin et les petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes, et en promouvant l’inclusion financière des femmes égyptiennes, grâce à la fourniture de financements et de services financiers accessibles.
Le troisième axe est axé sur l’autonomisation sociale, à travers la lutte contre l’analphabétisme et le décrochage scolaire chez les filles, l’amélioration des services de santé offerts aux femmes, la promotion de la sensibilisation communautaire aux droits des femmes et la modification des stéréotypes négatifs à leur sujet.
Le quatrième axe est axé sur la protection, en luttant contre la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes, en offrant un environnement sûr et favorable aux femmes dans la société et en activant les mécanismes de protection juridique et sociale nécessaires pour garantir leurs droits.
Ministère de la Planification et du Développement économique : Investissements massifs dans l’autonomisation des femmes
Dans le cadre des efforts gouvernementaux intégrés, le Ministère a, pour la première fois, mis en œuvre une méthodologie de mesure des dépenses publiques destinées aux enfants et aux femmes dans le cadre du plan (2024/2025), dans le but de suivre l’impact des investissements publics sur les droits des femmes et des enfants, selon la méthodologie appliquée au sein de l’UNICEF, où le pourcentage des investissements gouvernementaux directement consacrés aux questions relatives aux femmes et aux enfants représente environ 10 % du total des investissements gouvernementaux.
Les investissements publics en faveur des femmes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la solidarité sociale et de l’emploi ont connu une croissance remarquable depuis l’année 2020/2021, témoignant de l’engagement de l’Égypte à mettre en œuvre des budgets publics sensibles à l’égalité des sexes. Le montant total des investissements consacrés aux femmes dans ces secteurs au cours des cinq dernières années s’élève à environ 300 milliards de livres égyptiennes.
En ce qui concerne la gouvernance des dépenses d’investissement destinées à soutenir la stabilité macroéconomique, le Ministère a tenu à privilégier les secteurs du développement humain et social, en particulier en intensifiant les investissements consacrés aux services de santé et d’éducation, dont les effets bénéfiques se répercutent positivement sur les femmes, en tenant compte des problématiques liées aux femmes dans divers domaines.
Le ministère de la Planification et du Développement économique a également élaboré une classification des projets de soutien aux femmes selon les six dimensions suivantes : (Autonomisation économique et inclusion financière – Solidarité sociale et développement local – Agriculture durable et production alimentaire – Soins de santé et droits reproductifs – Gouvernance, paix et sécurité – Villes durables et planification urbaine).
En plus de ces efforts, l’État a lancé un grand nombre de programmes nationaux visant à former une nouvelle génération de filles qualifiées pour trouver des solutions créatives aux problèmes et aux enjeux de la société.
Le Groupe ministériel pour l’entrepreneuriat travaille à l’élaboration d’une charte intégrée pour l’entrepreneuriat féminin, visant à renforcer le rôle des femmes dans le secteur privé et à lever les obstacles auxquels elles se heurtent dans le monde des affaires. Il cherche également à consolider les partenariats internationaux avec l’Union européenne et la Banque mondiale afin de soutenir les femmes entrepreneures et de leur fournir les financements et l’assistance technique nécessaires à la réussite de leurs projets.
En matière de partenariats internationaux, le gouvernement a accordé la plus haute importance aux projets destinés aux femmes dans le cadre des efforts de coopération internationale, avec un portefeuille total de financements de développement concessionnels destinés à des projets qui promeuvent l’égalité des sexes et autonomisent directement les femmes, s’élevant à plus de 4,5 milliards de dollars pour mettre en œuvre environ 117 projets de développement dans divers secteurs, en coopération avec 35 partenaires au développement, bénéficiant à environ 27 millions de femmes et de filles.
« L’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises… un partenaire actif de l’autonomisation économique »
L’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) est l’une des principales institutions gouvernementales soutenant les femmes égyptiennes. Depuis juillet 2014, elle a injecté un financement considérable de 18 milliards de livres égyptiennes dans des projets portés par des femmes, permettant ainsi à des centaines de milliers d’entre elles de lancer et de développer leurs propres entreprises et de réaliser leurs rêves.
L’agence propose un large éventail de formations spécialisées en entrepreneuriat, intelligence artificielle et transformation numérique, afin de permettre aux femmes de s’intégrer pleinement au monde des affaires et de suivre le rythme des évolutions technologiques rapides. Elle offre également des services de conseil et un soutien technique aux projets portés par des femmes, notamment dans les secteurs technologiques porteurs.
L’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises s’engage à fournir toutes les formes de soutien nécessaires à l’autonomisation économique des femmes, considérant que les micro et petites entreprises dirigées par des femmes représentent l’un des outils les plus importants pour l’autonomisation économique et l’accès à l’indépendance financière des femmes égyptiennes.
L’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises (MSMEDA) a participé à l’organisation du sommet « Femmes égyptiennes 2025 », où des représentants de l’agence ont passé en revue tous les services disponibles pour les femmes souhaitant lancer leurs propres projets, dans le cadre des efforts de coordination du travail avec diverses institutions et instances pour soutenir les plans d’autonomisation économique des femmes.
« Ministère de la Solidarité Sociale : Un Réseau Intégré de Protection Sociale »
Le ministère de la Solidarité sociale joue un rôle essentiel dans la protection et l’autonomisation des femmes grâce à un large éventail de programmes et d’initiatives, le programme « Takaful et Karama » étant à l’avant-garde de ces programmes, qui fournit un soutien financier direct aux familles les plus vulnérables, assurant ainsi une vie décente à des millions de familles égyptiennes.
Les allocations pour le soutien, les subventions et les prestations sociales ont connu une augmentation remarquable, atteignant 742,6 milliards de livres sterling au cours de l’exercice (2025-2026), dont 54 milliards de livres sterling ont été alloués au soutien en espèces, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente, portant la valeur moyenne du soutien pour une famille à 900 livres sterling, avec un minimum de 700 livres sterling.
Le ministère a réussi à financer plus d’un million de femmes pour la création de leurs propres projets, pour un coût total de 4 milliards de livres, dans le cadre de la politique d’autonomisation économique des femmes soutiens de famille, qui figure parmi ses priorités absolues, en plus de mettre en œuvre des programmes de formation spécialisés pour renforcer les capacités des femmes handicapées et soutiens de famille, et les qualifier pour entrer sur le marché du travail ou lancer leurs propres projets.
Le rôle du ministère ne se limite pas au seul programme « Solidarité et Dignité », mais ses efforts s’étendent également à l’allocation de 5,2 milliards de livres sterling pour soutenir les femmes à travers divers programmes visant à améliorer leurs conditions de vie et à leur permettre de participer pleinement à la société.
« Les politiques de solidarité sociale ouvrent une nouvelle voie à l’autonomisation économique des femmes. »
Le ministère de la Solidarité sociale met en œuvre les directives du président Abdel Fattah El-Sisi visant à bâtir un État moderne fondé sur la justice sociale et l’investissement dans le capital humain. Ce plan stratégique prévoit la mise en œuvre d’un ensemble intégré de politiques et de programmes destinés à l’autonomisation économique des femmes, considérées comme un axe clé du système de développement durable et un pilier fondamental de la stabilité familiale et sociale. La protection sociale ne se limite plus à l’aide financière directe, mais constitue désormais un système global associant soutien, renforcement des capacités, emploi et indépendance financière, plaçant ainsi les femmes au cœur du processus de transition du besoin à la production.
« Solidarité et Dignité » est la clé de l’émancipation des femmes les plus démunies. Ce programme constitue la pierre angulaire du système de protection sociale, dont le budget a été porté à environ 54 milliards de livres sterling pour l’exercice 2025-2026, afin de bénéficier à des millions de familles. Les femmes représentent près de 75 % des bénéficiaires.
Le programme « Takaful » cible spécifiquement les veuves, les divorcées, les femmes abandonnées et les épouses de détenus des centres de réforme et de réhabilitation, en leur fournissant un revenu régulier qui contribue à leur stabilité de vie et leur permet d’investir dans l’éducation et la santé de leurs enfants, dans le cadre de conditions éducatives et sanitaires qui ont dépassé les taux de conformité de 77 % et 90 % respectivement.
La promulgation de la nouvelle loi sur la sécurité sociale en 2025 a également contribué à transformer ce soutien en un droit légal durable, renforçant le sentiment de sécurité des femmes et constituant un tremplin vers une véritable autonomisation économique.
« Du soutien à la production : le système financier au service de l’émancipation économique »
S’appuyant sur la philosophie de « sortie progressive de la pauvreté », le Ministère a créé le « Système financier stratégique pour l’autonomisation économique » afin d’être le bras exécutif chargé de faire passer les familles, et en particulier les femmes, de la dépendance à l’aide sociale à l’indépendance financière.
Le système vise à intégrer les femmes bénéficiaires capables de travailler dans les activités économiques et à leur donner accès au financement, à l’épargne, à l’assurance et aux produits d’emploi numérique, grâce à de vastes partenariats avec les banques, les organismes de réglementation et les institutions de développement.
Elle propose également, en coopération avec le Conseil national des femmes, des programmes de formation et de sensibilisation financières, ainsi que l’application « Tahwisha » et des plateformes de marketing telles que les salons « Ayadi » et « Diyaruna », qui ouvrent de nouveaux marchés pour les produits féminins et renforcent leur compétitivité.
« Nos maisons » et l’artisanat… L’autonomisation au cœur de la communauté
Les expositions « Diyaruna » constituent un modèle pratique d’autonomisation des femmes productives, puisque le ministère a organisé plus de 50 expositions entre juillet 2024 et fin 2025, afin de soutenir les familles productives et les artisanes sans alourdir le budget.
Ces expositions offrent de réelles opportunités de commercialisation de produits artisanaux et patrimoniaux, de préservation de l’identité culturelle et de transformation des savoir-faire traditionnels en une source de revenus durable, notamment pour les femmes des zones rurales et frontalières. Ces initiatives contribuent également à l’intégration des femmes dans l’économie formelle et au développement des petites et micro-entreprises.
Le ministère accorde également une attention particulière au développement de « l’économie du soin » comme l’une des voies les plus importantes pour l’autonomisation des femmes, en élargissant les services à la petite enfance, en soutenant les crèches et en offrant un environnement sûr aux enfants.
L’enquête nationale sur les crèches a permis l’enregistrement de plus de 48 000 crèches, bénéficiant à environ 1,7 million d’enfants, ce qui allège la charge des mères qui travaillent et soutient leur capacité à rester sur le marché du travail, en plus de l’ouverture de centres de garde d’enfants pour les femmes qui travaillent dans la capitale administrative et de la création d’un système électronique d’agrément des crèches, dans le cadre d’une vision intégrée visant à permettre aux femmes de concilier leurs rôles familiaux et productifs.
L’initiative « d’alimentation », l’éducation et l’alphabétisation par le biais du travail communautaire constituent le fondement de l’indépendance économique.
L’initiative « Nourrir » ne se limitait pas à assurer la sécurité alimentaire, mais s’est transformée en une plateforme pour autonomiser les femmes soutiens de famille, en les employant dans les cuisines « Al-Mahrousa », qui produisent plus d’un million de repas par mois dans 12 gouvernorats.
L’initiative offrait aux femmes des opportunités d’emploi régulières, une source de revenus décente, tout en renforçant leur participation à la vie civique et en les connectant aux réseaux de la société civile, selon un modèle alliant prise en charge et autonomisation.
Dans le cadre de son investissement dans le capital humain, le ministère de la Solidarité sociale a lancé l’initiative « Zéro analphabétisme avec le Takaful » afin d’éradiquer l’analphabétisme parmi les bénéficiaires, en coopération avec l’Autorité générale pour l’éducation des adultes, considérant l’éducation comme la clé de l’émancipation.
Les services de solidarité sociale des universités s’efforcent également de soutenir les étudiantes issues de familles défavorisées grâce à des programmes de formation et de qualification qui renforcent leur aptitude à l’insertion professionnelle. Ces initiatives confirment que l’émancipation économique est indissociable du développement des connaissances, de la sensibilisation et des compétences.
Les politiques du ministère de la Solidarité sociale, notamment en 2025, témoignent d’une évolution qualitative dans le traitement du dossier des femmes, passant d’une logique d’« assistance » à une logique d’« investissement », et d’une « prise en charge temporaire » à une « autonomie durable ». En associant aide financière, emploi, formation, financement, économie du soin et commercialisation, un système intégré se met en place, plaçant les femmes au rang d’actrices économiques et non plus de simples bénéficiaires.
Par cette approche, l’État égyptien s’oriente vers la mise en place d’un modèle de développement qui garantit aux femmes une réelle opportunité de participer à la croissance et de bâtir un avenir plus juste et plus stable.
« L’initiative « Tahwisha » : une réussite inspirante en matière d’autonomisation financière »
Dans une performance remarquable et saluée, l’initiative « Tahwisha » pour l’épargne et le prêt numériques, mise en œuvre par le Conseil national des femmes, a remporté la troisième place dans la catégorie du Prix de l’initiative d’innovation gouvernementale, lors de la quatrième édition du Prix d’excellence du gouvernement égyptien, un succès qui témoigne de la réussite de cette initiative pionnière dans la réalisation de ses objectifs.
L’initiative « Tahwisha » a permis d’aider plus d’un demi-million de femmes à travers l’Égypte, contribuant ainsi à améliorer leurs connaissances financières et le niveau de vie de leurs familles, et soutenant de ce fait la stabilité économique et sociale de la société égyptienne. Elle a été mise en œuvre dans dix gouvernorats en coopération avec ONU Femmes et avec le soutien de l’Union européenne et du Royaume des Pays-Bas.
Nashwa Mustafa, directrice nationale par intérim du Programme d’inclusion financière au Conseil national des femmes, a confirmé que le succès de l’initiative « Tahwisha » témoigne de l’intérêt de l’État égyptien pour les initiatives visant à assurer une véritable autonomisation économique des femmes, soulignant que cette initiative a permis aux femmes d’atteindre l’indépendance financière et de renforcer leur confiance en elles et leur capacité à gérer leurs finances.
Cette initiative s’appuie sur des mécanismes numériques modernes qui facilitent l’épargne et l’emprunt pour les femmes, sans procédures compliquées, favorisant ainsi l’inclusion financière et aidant les femmes à financer leurs petits projets et à améliorer leurs conditions de vie.
« Tahwisha » représente un modèle pratique réussi de la manière dont la technologie peut être utilisée pour favoriser l’autonomisation économique des femmes et parvenir à un développement durable.
« Des modèles féminins inspirants… des réussites à célébrer »
La scène égyptienne regorge d’exemples remarquables de femmes qui ont marqué leur domaine professionnel et sont devenues une source d’inspiration pour les nouvelles générations. Dans le secteur de l’entrepreneuriat technologique, le classement Forbes Moyen-Orient des trente personnes les plus influentes de moins de trente ans en 2025 comprenait cinq Égyptiennes qui ont réalisé des performances pionnières dans le monde des affaires et de la technologie.
Dina El Mofty se distingue comme un modèle inspirant pour les femmes égyptiennes qui réussissent, travaillant comme investisseuse providentielle et fondatrice de la Fondation « Injaz Egypt », qui vise à soutenir la nouvelle génération d’entrepreneurs et à les préparer à entrer dans le monde des affaires avec confiance et efficacité.
De nombreuses entrepreneuses égyptiennes ont également réussi à obtenir des résultats concrets sur la plateforme « Amazon Egypt » et dans le programme arabe « Shark Tank », ce qui témoigne de la capacité des femmes égyptiennes à être compétitives et à réussir dans le monde du commerce électronique et de l’entrepreneuriat.
Dans le secteur des petites et moyennes entreprises, de nombreuses femmes ont su transformer de simples projets à domicile en entreprises d’exportation florissantes, tandis que les soutiens de famille ont pu sortir du cycle de la pauvreté et améliorer radicalement les conditions de vie de leurs familles. Des modèles féminins inspirants ont également émergé dans l’agriculture et l’artisanat, devenant des figures emblématiques de leurs communautés et une source d’inspiration pour les jeunes filles.
Dans le domaine du sport, Amani Khalil, la première coureuse égyptienne à réaliser des exploits sportifs après l’âge de cinquante ans, offre un merveilleux exemple de persévérance, de détermination et de refus de se laisser abattre par l’âge ou les circonstances.
Les championnes égyptiennes continuent de faire briller le drapeau égyptien lors des Jeux olympiques et des championnats internationaux, confirmant ainsi que les femmes égyptiennes sont capables d’excellence et de créativité dans tous les domaines.
Dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique, les professeures d’université égyptiennes réalisent des prouesses scientifiques internationales dans diverses disciplines, tandis que les chercheuses en intelligence artificielle et en biotechnologie s’efforcent de placer l’Égypte sur la carte mondiale de l’innovation scientifique. Il ne faut pas oublier le rôle des enseignantes dans les régions reculées, qui contribuent efficacement à l’éradication de l’illettrisme et à l’éducation des filles, malgré tous les obstacles qu’elles rencontrent.
« Principaux programmes et projets gouvernementaux en faveur des femmes égyptiennes »
Le projet « Autonomisation économique des femmes pour une croissance inclusive et durable en Égypte » est l’un des projets gouvernementaux les plus ambitieux, mis en œuvre en partenariat entre le Conseil national des femmes, le ministère du Commerce et de l’Industrie et l’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises, avec le soutien d’ONU Femmes.
Le projet a permis d’autonomiser économiquement plus de 6 300 femmes, de soutenir la création de nouvelles opportunités d’emploi, d’améliorer l’environnement des affaires et de promouvoir une culture de l’entrepreneuriat chez les femmes.
L’initiative « Vie décente » est l’un des plus importants projets nationaux, ciblant 58 % de la population rurale égyptienne. Elle vise à améliorer les infrastructures, les services de santé et d’éducation dans les villages égyptiens, en accordant une attention particulière aux femmes rurales et à leur autonomisation économique et sociale.
Le programme « Bidayah » offre un soutien complet aux nouvelles familles en leur proposant des prêts abordables, en formant les jeunes hommes et femmes aux compétences de gestion de la vie familiale et en les sensibilisant à l’importance de la santé reproductive et de la planification familiale, ce qui contribue à bâtir des familles stables capables de faire face aux défis de la vie.
L’initiative « Dawi » de l’UNICEF vise à donner aux filles les moyens d’exprimer librement leurs opinions en organisant des cercles de contes et des dialogues intergénérationnels, et en proposant une formation à l’apprentissage numérique, ce qui aide les filles à renforcer leur confiance en elles et à développer leur capacité à communiquer et à exprimer leurs idées.
« Les chiffres et les indicateurs témoignent de progrès tangibles. »
Les chiffres et indicateurs officiels reflètent les progrès tangibles accomplis par l’Égypte en matière d’autonomisation des femmes ces dernières années.
Dans le domaine de la représentation politique, le pourcentage de femmes à la Chambre des représentants a atteint 27 % du total des sièges, tandis que le Conseil national pour le développement économique de la famille travaille à la mise en œuvre de 50 projets visant à autonomiser les femmes, avec une augmentation notable de leur participation aux conseils locaux et aux postes de direction dans diverses institutions étatiques.
En matière d’autonomisation économique, les investissements destinés à l’émancipation des femmes se sont élevés à 294,85 milliards de livres égyptiennes, tandis que l’Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises a injecté 18 milliards de livres égyptiennes dans le financement de projets destinés aux femmes, et que le ministère de la Solidarité sociale a réussi à financer des projets pour plus d’un million de femmes, un succès qui témoigne des efforts sérieux déployés par le gouvernement pour parvenir à une véritable autonomisation économique des Égyptiennes.
En matière d’inclusion financière, plus d’un demi-million de femmes ont bénéficié de l’initiative « Tahwisha », avec un développement notable des services de prêt numérique pour les femmes et une hausse du taux de sensibilisation financière parmi les Égyptiennes en général.
A.S.A.
