Le samedi 20 décembre 2025, le président Abdel Fattah al-Sissi a reçu les ministres et chefs de délégation africains, ainsi que des représentants de la Commission de l’Union africaine et des communautés économiques régionales, participant à la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique, organisée par l’Égypte. Le Dr Badr Abdel-Aty, ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Affaires des Égyptiens de l’étranger, était également présent.
L’ambassadeur Mohamed El-Shenawy, porte-parole officiel, a indiqué que le Président s’était ensuite entretenu avec les participants, se disant ravi de les rencontrer et soulignant son aspiration à une vie meilleure pour les populations du continent. Il a expliqué que l’Afrique possède les ressources naturelles et humaines nécessaires pour occuper la place qui lui revient sur la scène internationale, tout en soulignant que les défis auxquels le continent est confronté sont bien connus et que le plus important est de savoir gérer et mettre en œuvre les plans nécessaires pour les surmonter. Il a cité l’exemple de l’abondance du cheptel dans certains pays africains, qui exige une filière viande performante pour atteindre l’autosuffisance du continent et exporter de la viande. Il a également souligné que les ressources en eau et les précipitations en Afrique dépassent ses besoins, à condition d’être gérées et utilisées efficacement, insistant sur le fait que l’instabilité et l’insécurité constituent le principal obstacle à l’attraction des investissements.
Le Président a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité et la stabilité, soulignant que leur absence accroît les risques de crédit. Il a exprimé ses vœux de stabilité, de développement et de prospérité pour tous les pays et tous les peuples du continent, insistant sur le fait que la stabilité d’un pays africain ne doit pas se faire au détriment des intérêts d’un autre. Le Président a ajouté que, durant sa présidence de l’Union africaine en 2019, l’Égypte avait plaidé pour la mise en place d’infrastructures adéquates pour les pays africains, notamment lors de ses rencontres avec les dirigeants européens et occidentaux au sein de diverses instances internationales et régionales.
Concernant les relations avec l’Éthiopie, le Président a affirmé que l’Égypte n’entretenait aucun différend avec ce pays frère et que sa seule revendication était le respect de ses droits sur les eaux du Nil et la conclusion d’un accord juridiquement contraignant relatif au barrage éthiopien. Il a précisé que la politique égyptienne était constante et fondée sur la non-ingérence dans les affaires des autres pays et sur la non-déstabilisation de ces derniers. Dans ce contexte, il a souligné que l’Égypte, malgré ses divergences avec l’Éthiopie, n’avait jamais proféré de menaces à son encontre, convaincue que les différends se résolvaient par le dialogue et des solutions politiques.
Il a également souligné l’importance d’infrastructures solides en Afrique, pierre angulaire de la stabilité, de la réduction des conflits et du progrès, insistant sur le fait que cela donne de l’espoir aux populations et que les solutions militaires ne constituent pas une sortie de crise, contrairement aux solutions politiques.
De leur côté, les ministres participants ont exprimé leur reconnaissance envers l’Égypte pour ses efforts en faveur de la paix en Afrique et au Moyen-Orient, ainsi que pour son soutien au développement et au progrès du continent. Ils ont affirmé leur espoir que l’Égypte continuerait d’apporter l’aide nécessaire aux pays africains pour atteindre le développement et la prospérité, saluant à cet égard le rôle moteur du Président, ainsi que les projets de développement mis en œuvre par l’Égypte et ses entreprises dans divers pays africains.
Source : Porte-parole officiel de la présidence de la République
