Le 4 novembre 2025, le Dr Mostafa Madbouly, Premier ministre, a prononcé un discours au nom du président Abdel Fattah El-Sisi, président de la République, lors de sa participation aux activités du deuxième Sommet mondial pour le développement social, qui s’est tenu dans la capitale qatarie, Doha, avec une large participation de chefs d’État et de gouvernement.
Au début de son discours, le Dr Mostafa Madbouly a souhaité la bienvenue aux dirigeants, rois, chefs d’État et de gouvernement présents, et a exprimé ses sincères remerciements à l’État frère du Qatar pour son accueil chaleureux et l’excellente organisation de l’événement. Il a également salué les efforts inlassables déployés par l’État frère du Qatar et les Nations Unies pour l’organisation de ce sommet de la plus haute importance.
Le Premier ministre a souligné que notre participation au deuxième Sommet mondial pour le développement social intervient alors que nous sommes conscients qu’il se tient dans un contexte exceptionnellement complexe, le monde et la région étant en proie à de nombreuses crises et à de nombreux défis qui entravent les efforts des pays pour parvenir au développement social et économique.
Le Dr Mustafa Madbouly a souligné que la Déclaration et le Programme d’action de Copenhague, adoptés lors du premier Sommet mondial pour le développement social en 1995, et leurs trois piliers du développement social – à savoir l’éradication de la pauvreté, la création d’emplois et de travaux décents pour tous et l’intégration sociale – ont jeté les bases du traitement des questions de développement social, dont les plus importantes sont : la prise en compte des conditions des pays en développement, la résolution de la crise de la dette, la mobilisation de financements et le transfert et la localisation des technologies.
Dans ce contexte, le Premier ministre a souligné que l’Égypte affirme le principe des responsabilités communes mais différenciées comme pierre angulaire du développement, et que le droit au développement est un droit humain.
Le Dr Mostafa Madbouly a affirmé que la voie du développement en Égypte repose sur une philosophie claire centrée sur l’être humain, organisée par la Constitution égyptienne de 2014 et incarnée dans la Vision 2030 de l’Égypte, sous la direction du président Abdel Fattah El-Sisi, président de la République.
Le Premier ministre a expliqué que, malgré des défis économiques et géopolitiques sans précédent, l’Égypte a réalisé un progrès qualitatif en investissant dans les infrastructures sociales et en renforçant les systèmes de protection sociale. Le système d’aide financière a également connu une transformation fondamentale, le programme « Takaful et Karama » étant devenu un droit légal encadré par la loi sur la sécurité sociale de 2025. Grâce à ce programme, le gouvernement a fourni et continue de fournir une aide financière à plus de 7 millions de familles chaque mois. L’Égypte a lancé l’une des plus importantes initiatives de développement de son histoire moderne, « Vie décente », visant à développer les infrastructures et les services dans les zones rurales. Cette initiative a été enregistrée sur la plateforme des accélérateurs des objectifs de développement durable en 2020 et sur la plateforme internationale des meilleures pratiques en 2021. Par ailleurs, un système financier stratégique a été mis en place afin de passer d’une approche d’assistance sociale à une approche axée sur la production et l’autonomisation économique, en développant les opportunités génératrices de revenus, la formation professionnelle et le financement des petites et moyennes entreprises.
Le Dr Mostafa Madbouly a ajouté que, dans le cadre de l’engagement de l’Égypte en faveur d’une approche globale et familiale, l’État a renforcé la protection des personnes handicapées et des personnes âgées grâce à une nouvelle législation et à des services inédits. En matière de santé publique, l’initiative « 100 millions de vies en bonne santé » a permis d’éradiquer complètement le virus de l’hépatite C et d’étendre le système d’assurance maladie. De plus, de nombreux programmes éducatifs, de développement de la petite enfance, de formation à l’entrepreneuriat, d’inclusion financière, d’épargne et de crédit pour les femmes, notamment les principales sources de revenus, ainsi que d’autres programmes à tous les âges de la vie ont été mis en œuvre. En matière de réduction de la pauvreté, l’Égypte applique une approche globale pour éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris en s’attaquant aux défis de la pauvreté multidimensionnelle. Un cadre national de protection sociale est également en cours d’élaboration en Égypte, élément clé pour une croissance durable et inclusive. Ce cadre repose sur l’investissement dans le capital humain, renforce la réponse aux chocs et aux risques émergents, notamment ceux liés aux défis environnementaux, en particulier le changement climatique. Elle repose sur des systèmes numériques flexibles et adaptables qui lient protection, développement et autonomisation économique, et promeuvent l’économie du bien-être et le travail décent, notamment pour les femmes.
En conclusion de son discours, le Premier ministre a déclaré : « Je souhaite que ce sommet soit un succès et permette de répondre aux aspirations des États membres en matière de développement social sur la scène internationale, et ce, d’une manière qui soit une traduction fidèle et précise des visions internationales partagées à cet égard. »
Cabinet du Premier ministre
