Accra, capitale du Ghana, abrite depuis ce mardi 16 juin, l’atelier Twas de développement des compétences. L’évènement rassemble 26 jeunes chercheurs africains, soutenus dans le cadre du programme Seed Grant for New African Principal Investigators (SG-NAPI). La rencontre vise à renforcer les capacités de recherche et à favoriser la collaboration à l’échelle du continent. Et organisée par The World Academy of Sciences for the advancement of science in developing countries (TWAS).
Pendant trois jours, les participants prendront part à des sessions animées par des experts sur la rédaction scientifique, l’intelligence artificielle responsable dans la science, la communication scientifique, l’importance du mentorat et la recherche transdisciplinaire pour le développement durable en Afrique. Le programme comprend également des activités de réseautage conçues pour favoriser de nouveaux partenariats et projets collaboratifs, ainsi qu’une conférence inaugurale du Prof. Nii Narku Quaynor, connu comme le « père de l’Internet en Afrique ». En 1994, il a établi le premier fournisseur d’accès Internet au Ghana et en Afrique de l’Ouest, et a joué un rôle majeur dans la mise en œuvre de cette nouvelle technologie dans toute l’Afrique subsaharienne.
« Cet atelier reflète l’engagement de la TWAS à renforcer non seulement les chercheurs individuels, mais aussi les systèmes plus larges qui soutiennent la science et l’éducation en Afrique. L’épidémie actuelle d’Ebola en République démocratique du Congo et l’absence de diagnostics, de traitements et de vaccins efficaces soulignent l’importance d’investir dans les compétences, la collaboration et les capacités, afin de créer les conditions d’un impact durable », a déclaré la présidente de la TWAS, Quarraisha Abdool Karim.
La bourse SG-NAPI est un programme de la TWAS lancé en 2021. Elle soutient les chercheurs en début de carrière ayant obtenu leur doctorat à l’étranger et récemment revenus en Afrique, ou sur le point d’occuper un poste académique dans leur pays d’origine. Des subventions pouvant atteindre 67 700 USD sont attribuées à des projets de recherche de haut niveau en agriculture, biologie, chimie, sciences de la Terre, ingénierie, technologies de l’information et informatique, mathématiques, sciences médicales et physique, menés dans des pays africains que la TWAS a identifiés comme en retard en matière de science et de technologie.
Les projets financés présentent un fort potentiel de transformation et sont réalisés dans l’un des pays éligibles. À ce jour, le programme a lancé cinq appels à projets et attribué 124 subventions. Les participants viennent de 13 pays : Bénin, Botswana, Cap-Vert, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Mali, Mauritanie, Nigeria, Rwanda, Tanzanie et Ouganda. L’atelier, composante du programme SG-NAPI est soutenu par le Ministère fédéral allemand de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace (BMFTR).
MTB
