Pratiquer un peu plus le chinois, c’est à cet exercice que se sont livrés des apprenants de l’Institut Confucius de l’Académie diplomatique et ceux de l’Université de Kinshasa, le samedi 17 mai. Pour ce, ils ont participé à la journée porte ouverte des rocades de la capitale RD congolaise organisé par l’Institut Confucius. Activité au cours de laquelle, ces derniers ont pu échanger avec les citoyens chinois qui oeuvrent dans ce projet. Occasion, aussi pour eux d’en apprendre davantage sur l’avancement des travaux de ces rocades et le partenariat sino-congolais.
Pour cette activité hors campus, les apprenants ont eu le privilège de se rendre au village Nsabuka, dans le territoire de Kasangulu, où les employés de CREC 8 ont établi leur base. Moment durant lequel, ils ont pratiqué le mandarin avec des employés chinois. Les apprenants ont aussi été mis au parfum de l’avancement des travaux de la rocade sud-ouest qu’ils ont visité. « La rocade de Kinshasa exécuté par la Société Internationale Sino-Congolais, SISC en sigle, est une route périphérique. Celle de Kinshasa s’étend sur 63 Km. Elle part de l’entrée Mbudi pour sortir vers Mitendi. De là, ça par de la gare de Kimwenza, vers Lemba Imbu. Traverse N’djili Brasserie, Mokali, Nguma et sort sur l’avenue Ndjuko. La rocade de Kinshasa est scindée en deux, la rocade sud-est qui s’étend sur 40 Km et sud-ouest sur 23 Km. Ici, nous sommes du côté de la rocade sud-ouest », a renseigné un chef de mission de la direction technique de contrôle du ministère des Travaux publics.
La durée des travaux est de deux ans, cependant, indique l’orateur, le problème d’expropriation est l’une des difficultés auquel l’avancée des travaux est butée. De PK 8 pour sortir vers Mbudi, il y a 8 Km de route et il faut exproprier, c’est ça le grand obstacle qui joue sur la durée. Sur une partie de la rocade qui passe près d’un village sur le territoire de Kasangulu, les apprenants ont pu recevoir des explications sur les travaux, notamment la pose des talus en pavés, les caniveaux, comment l’eau de pluie est évacuée etc. Sur une autre partie, les travaux de construction du pont qui sera jeté sur la rivière Mfuti a attiré l’attention des visiteurs. « Le pont permettra de lier un bout de la route vers un autre bout. Le pont mesurera 120 m et construit en béton pré-contré. La durée prévue pour la construction est de plus au moins 3 mois », a fait savoir l’expert en travaux publics.
La Chine, un partenaire fiable
Dans le cadre du programme sino-congolais, le représentant de la SISC a également informé ses hôtes qu’il existe une dizaine d’autres projets, notamment la route Mbuji-Mayi Ngumba 850 Km sur RN1, va s’étendre sur plus au moins 2 ans, si le contrat est respecté, cet axe en chaussée revêtu, facilitera le transport Lubumbashi-Mbuji-Mayi-Kinshasa. Il y a aussi la route Kananga-Kalamba Mbuji sur 250 Km, surnommée la voie de l’espoir, route de grande importance pour le ravitaillement de la ville, le stade de Idiofa, l’hopital de Kikwit etc. Actuellement, plus de dix équipes techniques chinoises et une centaine d’expert en génie civile et plus de cinq mille employés congolais collaborent pour faire avancer ces projets, ces infrastructures symboles de l’amitié Chine-RDC vont promouvoir le développement du Congo.
Pour un apprenant de la branche Unikin de l’Institut Confucius, cette visite lui a permis de se faire une idée sur le partenariat sino-congolais surtout le volet infrastructures. « A travers cette activité, j’ai pu avoir une idée sur le partenariat entre la Chine et la RDC, les fruits de cette collaboration à travers de nombreuses infrastructures. Et cela m’a aussi donné l’opportunité de parler avec des chinois. Bien que mes notions en mandarin sont encore basique ca été une belle expérience. J’ai aussi goûté à leur cuisine qui n’est pas mal d’ailleurs » (rires).
Le Directeur de l’Institut Confucius côté chinois, Ma Xinqiang a, rappelé la mission de son institution. Etablit depuis 2018, l’Institut Confucius de Kinshasa a pour objectif de promouvoir la langue et la culture chinoise, tout en renforçant la compréhension mutuelle entre la Chine et la RDC.
La Rédaction
