Bâtit sur les rives de la méditerranéen, la ville d’Alexandrie fondée, en 331 avant J.-C. par Alexandre le Grand, est un lieu mythique. Deuxième plus grande ville d’Egypte, avec plus au moins six million d’habitant, Alexandrie fut un carrefour de savoirs, de commerce et de civilisations. Bien qu’aujourd’hui disparu, le phare d’Alexandrie était l’un des monuments qui a rendu célèbre cette ville. Et a été consideré comme l’une des Sept Merveilles du Monde antique. Erigée sur le même emplacement que le phare la citadelle de Qaitbay, rappelle la position stratégique de la ville. Notre formation en Egypte, nous a donné l’opportunité de découvrir cette métropole connue aussi sous le nom de « La Perle de méditerranée ».
Face à la mer, la corniche, une immense avenue qui longe le front de mer sur des kilomètres. Sur cette artère est érigée la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie qui remplace celle construite en 288 avant J.C au temps du roi Ptolémée sur l’initiative du philosophe grec Démétrios de Phalère. Cet édifice a également contribué à la renommée de la ville avec plus de 700 milles papyrus.
Avec son architecture remarquable tournée vers la Méditerranée, « cette bibliothèque est composée de trois bâtiments, le bâtiment principal est circulaire, à coté il y a le centre ce conférence surmontée des pyramidions et le planétarium » explique notre guide. La salle de lecture est l’une des grandes salles de lecture ouverte du monde avec une capacité d’accueil de 2 mille lecteurs. La bibliothèque contient plus de 2 millions de livres ainsi que 1, 8 millions de ressources numériques mais elle peut accueillir au moins 5 millions de livres.
La bibliothèque d’Alexandrie ne contient pas que des livres, c’est plutôt un complexe artistique, culturel et scientifique. Elle renferme 17 expositions permanentes, quatre musées ainsi que 13 centres de recherche. Lors de notre visite, nous avons explorer la salle d’exposition. Elle comprend l’exposition des premières imprimeries gouvernementales, avec la première publication qui était celle d’un dictionnaire italien, arabe publié en 1822.
Des trésors antiques

Il y a eu aussi la visite de l’exposition de Shadi Abdel Salam, grand réalisateur égyptien, du film la Momie version égyptienne. Celui de Mohamed Hassanein Heikal, célèbre journaliste égyptien et l’exposition sur les impressions d’Alexandrie, celle-ci est une collection de tableau originale datant du 15ème jusqu’à la moitié du 20ème siècle, elle comprend aussi des cartes, des plans de la ville qui reflètent le point de vue des visiteurs.
Le musée des manuscrits contient au moins 6 mille pièces, nous avons pu admirer le livre le plus ancien qui date du 15ème siècle et le manuscrit le plus ancien qui explique le Coran datant du 10ème siècle. Y est également exposé le seul papyrus (pas l’originale) qui a survécu de la destruction de l’ancienne bibliothèque. Cette institution contemporaine fait partie du visage de la Perle de méditerranée, elle est le symbole d’un savoir qui traverse des siècles. Avec sa rénovation, en 2002 l’Egypte entend renouer avec la tradition intellectuelle de l’ancienne bibliothèque.
Premier port et pôle industriel
Et de l’autre côté de la mer se dresse le port antique de la ville créé en même temps que la ville. « Alexandrie est dotée de trois port de pêche. Celui du centre-ville, un autre à la banlieue est et celui de la banlieue ouest. Ces ports de pêche ainsi que la citadelle de Qaitbay sont des symboles de la ville d’Alexandrie de la République arabe d’Egypte » a fait savoir notre guide. Aujourd’hui, Alexandrie est le premier port du pays et un pôle industriel et économique vital pour l’Égypte. Ce port occupe une place importante dans les échanges maritimes de l’Égypte et dans ses relations commerciales avec le bassin méditerranéen et d’autres régions du monde.
Sur la côte, la citadelle de Qaitbay édifiée entre 1477 et 1479, cette forteresse fut construite à l’emplacement exact de l’ancien phare de Pharos. « Elle avait pour fonction de défendre la ville contre les attaques venues de la mer. Construite par le sultan Mamelouk Qaitbay, cette forteresse intègre d’ailleurs certaines pierres antiques de l’ancien Phare. Celui-ci a été érigé à la moitié du troisième siècle avant J.C pour guider les pêcheurs. Ce phare était exceptionnel il mesurait plus de 100 m et avait à son sommet une sorte de miroir qui permettait d’apercevoir au loin les bateaux qui se dirigeaient vers la ville », raconte notre guide.
Beauté liée à sa position stratégique

Ce phare, poursuit-elle, a permis de protéger la ville des attaques pendant longtemps jusqu’à ce qu’il fut détruit en partie au 8ème siècle. Puis au 12ème siècle lors d’un tremblement d’une terre et au 14ème siècle au cours d’un autre tremblement de terre qui finit par détruire le reste du phare. C’est au 15ème que le sultan Qaitbay donna l’ordre de bâtir une forteresse à la place du phare pour défendre la ville.
La citadelle est aujourd’hui l’un des monuments emblématiques de la ville. De par son histoire, elle attire les visiteurs et du haut de ses remparts elle offre une vue magnifique sur la Méditerranée. Elle rappelle que la beauté d’Alexandrie est aussi liée à sa position stratégique.
Plus de deux millénaires après sa fondation, Alexandrie, ville contemporaine est animée par les déplacements quotidiens, les commerces, les quartiers populaires et les activités d’une grande métropole.
Solange TANGAMU de retour d’Alexandrie en Egypte
