Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi a effectué une visite de travail au Caire en Egypte, au début du mois en cours. Au-delà du renforcement de la politique bilatéral entre la République démocratique du Congo et la République Arabe d’Egypte, qui a marqué cette visite, des accords et des mémorandums d’entente ont été signé entre les deux pays. Pour éclairer la lanterne de l’opinion sur les retombées de cette visite, l’ambassadeur d’Egypte en poste à RDC, Hesham Abdel Salam Elmekwad a rencontré les professionnels des médias, vendredi 18 juin, pour une séance de restitution.
Dans le cadre de cette mission officielle, le Chef d’Etat congolais s’est entretenu avec son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. A l’issue de ces trois jours de rencontre, quatre accords ont été signé. « Le premier accord est relatif aux consultations politiques. En effet, les deux pays entretiennent des relations fraternelles depuis longtemps », a indiqué l’ambassadeur d’Egypte. Les présidents Al-Sissi et Tshisekedi ont évalué la coopération bilatérale entre leurs pays, tout en évoquant les perspectives de renforcement de cette coopération dans plusieurs domaines prioritaires.
Au sujet de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, le président Abdel Fattah Al-Sissi a exprimé son soutien à son homologue congolais et a réitéré sa position en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Parmi les domaines prioritaires qui ont été au cœur de ces accords il y a celui de la santé qui est un secteur crucial en RDC. « Le deuxième accord signé est celui de la création d’un Pavillon de chirurgie cardiovasculaire au Centre Hospitalier la Renaissance (ex Hôpital Mama Yemo). La partie égyptienne va fournie le matériel nécessaire aussi bien au niveau des équipements que des médicaments mais également leur expertise. Et il est prévu des formations pour les médecins congolais. Si tout se passe bien, cet accord pourra être mise en œuvre d’ici le mois de décembre de l’année en cours », a fait savoir l’ambassadeur Hesham Abdel Salam Elmekwad.

Coopération dans le secteur des infrastructures, économique, formation professionnelle…
Par ailleurs, en mai dernier La République arabe d’Égypte a remis à la RDC un premier lot de 2 tonnes (2 450 kg) de médicaments et d’intrants médicaux pour soutenir la riposte contre la 17è épidémie de la maladie à virus Ebola. Et au cours de cette visite officielle du président congolais au Caire, le président Sissi a instruit pour que 10 autres tonnes de matériels soient encore envoyées à Kinshasa toujours dans le cadre la riposte à l’épidémie du virus Ebola.
En marge de cette visite, un troisième accord a été paraphé. Il s’agit de celui entre le patronat congolais, l’ANAPI, la Chambre de commerce congolo-égyptienne et leurs homologues égyptiens. Par la même occasion, une table ronde a été tenu entre les institutions en vue de futur d’investissement en RDC, ceci donne une base pour que les deux côtés de mieux se connaitra. Suite à cette signature bientôt des expéditions, des investissements égyptiens se feront en RDC.
« Après la visite du président Félix Tshisekedi à l’Académie militaire égyptienne, il a exprimé le vœu d’approfondir les formations le domaine militaire », a indiqué le diplomate égyptien.
Le quatrième accord est celui paraphé entre la société de la Nouvelle Capitale Administratif et le coordinateur pour l’extension de la ville de Kinshasa. « Cet accord est prévu dans un futur proche, entre temps les deux entités doivent avoir des échanges et peut être aussi organiser des visites », a expliqué le chef de la délégation égyptienne en RDC aux professionnels des médias. Il a aussi renseigné que deux autres accords dans le domaine des infrastructures, ont été signé entre une société égyptienne présent en RDC et la coordination pour l’extension de la ville de Kinshasa, pour la construction d’un grand musée congolais dans l’extension et le deuxième pour la coopération dans le transport fluvial entre Kinshasa et Maluku.
Le potentiel pour la coopération entre les deux pays est loin d’avoir atteint ses limites, elle est fraternelle, se fait dans le respect et se veut gagnant-gagnant. « Nous croyons à la solidarité africaine et que les africains eux-mêmes peuvent trouver des solutions aux problèmes africains », a conclu l’ambassadeur d’Egypte en RDC.
MTB
