Les institutions publiques, la société civile, le secteur privé et les professionnels des médias se sont réunis, mardi 3 et mercredi 4, pour dialoguer autour d’une gouvernance forestière responsable et transparente. Durant ces deux jours, les parties prenantes se sont penché sur l’établissement d’un avant-projet de guide collaboratif d’accès à l’information.
Un document de référence qui définit les mécanismes concrets et permanents d’échange entre les parties prenantes afin d’encourager un débat public critique, ouvert et constructif sur l’avenir des forêts de la RDC. Organisé par Environews grâce à l’appui précieux du Pulitzer Center, cet atelier a eu pour objectif d’évaluer le rôle de l’information et du journalisme d’investigation dans l’éclairage des politiques publiques et de l’opinion; d’interroger ensemble la redevabilité institutionnelle et les moyens de construire un esprit critique face aux enjeux environnementaux et à la désinformation; et construire l’avant-projet d’un guide de collaboration entre médias, institutions publiques, société civile, chercheurs et secteur privé.
Selon les organisateurs, face aux pressions environnementales et socio-économiques que subit le bassin du Congo, gouvernance forestière équitable, responsable et durable doit se construire ensemble. « La gouvernance forestière exige de la transparence, de la redevabilité et un dialogue sincère entre toutes les parties prenantes. C’est tout le sens de notre démarche. Trop souvent, les enquêtes journalistiques et les alertes de la société civile restent isolées. D’un autre côté, les efforts et contraintes des institutions publiques restent méconnus du grand public », a indiqué le DG d’Environews Alfred Ntumba.
Contribuer à un espace où les faits…les différents points de vue se rencontre

Durant ces moments d’échange, journalistes, représentants des ministères et institutions publiques, leaders de la société civile, chercheurs et acteurs du secteur privé (minier et forestier) ont examiné les enquêtes et reportages journalistiques sous un autre angle. Celui d’un outil d’aide à la décision publique et aussi de sensibilisation.
Pour Afy Malungu, Programme Manager de Pulitzer Center, « une gouvernance forestière responsable ne peut pas se construire dans un espace cloisonné. Elle exige que des acteurs se parlent, que les connaissances circulent et que les préoccupations des populations soient entendues », a-t-elle indiqué.
L’information, souligne-t-elle, prend toute sa portée lorsqu’elle aide à poser des questions et à participer à la discussion. C’est dans cet esprit que nous accompagnons cet atelier pour contribuer à un espace où les faits, les expériences de terrain et les différents points de vue vont se rencontrer et aborder ces travaux avec ouverture, franchise et pragmatisme ».
Pour Teddy Tendayi, le Directeur Chef des services des archives et nouvelles technologies de l’information et de la communication (DANTIC), au ministère de l’Environnement, « ce cadre d’échange contribuera au renforcement de la transparence dans la gouvernance forestière, à travers le dialogue, le partage d’expériences et la construction d’une vision commune autour du journalisme, les institutions publiques et la société civile ».
MTB
