La Fédération des Entreprises du Congo (FEC), a effectué, ce jeudi 18 septembre, sa rentrée économique 2026. Le président national de la Fec Robert Malumba Kalombo a, dans son speech, réitéré l’engagement de cette organisation patronale à travailler aux côtés du gouvernement pour porter les préoccupations des entreprises et contribuer à des réformes aux effets concrets. « Car une croissance durable exige des entreprises fortes, des investissements soutenus et un climat de confiance », a indiqué le président de la Fec.
Soulignant les atouts dont dispose la RDC, l’orateur a rappelé que le pays dispose des potentialités, des entrepreneurs et des opportunités nécessaires à son développement. « Notre défi commun est désormais de créer les conditions permettant à l’entreprise d’investir, de produire, de créer des emplois et de contribuer pleinement à la prospérité nationale ».
Il a également précisé que, chaque obstacle levé, chaque procédure simplifiée et chaque décision effectivement appliquée constitue un soutien direct à l’investissement et à la production nationale. « C’est ainsi que nous pourrons renforcer la compétitivité de notre économie et créer davantage d’opportunités, notamment pour notre jeunesse », a relevé Robert Malumba.
Dans son discours, le numéro un de la Fec, a décliné quelques préoccupations qui continuent de peser sur l’activité et la compétitivité des entreprises. Il a, ainsi invité le gouvernement, par le biais de la première ministre, présent à cette cérémonie de renforcer davantage l’efficacité du dialogue entre le gouvernement et le secteur privé. Tout en précisant qu’au-delà de l’identification des difficultés, l’organisation patronale attente que chaque décision arrêtée soit suivie d’une mise en œuvre effective, dans des délais clairement définis et selon des résultats mesurables.
Une réforme économique se mesure à ses effets concrets sur l’activité des entreprises et sur l’économie nationale

Pour l’orateur, le Cadre permanent de concertation Gouvernement–secteur privé, mis en place, gagnerait à s’affirmer davantage comme un mécanisme de suivi et d’évaluation, permettant d’apprécier régulièrement l’état d’exécution des décisions prises et les solutions apportées aux préoccupations exprimées par les entreprises.
Face aux patrons des entreprises, entre autres le DG et DGA de Vodacom Congo, venus prendre part au lancement de cette rentrée économique, Robert Malumba a posé la question de savoir, « Qu’avons–nous effectivement accompli depuis lors, quelsengagements ont été concrétisés et, surtout, qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie quotidienne de nos entreprises ? ».
C’est cette question qui doit guider notre « Rentrée économique 2026 », a affirmé le président de la Fec. Car, estime-t-il, une réforme ne saurait se mesurer au nombre de réunions organisées, de textes adoptés ou d’engagements annoncés, une réformeéconomique se mesure avant tout à ses effets concrets sur l’activité des entreprises et sur l’économie nationale.
Elle s’apprécie à travers l’amélioration de la trésorerie des entreprises, la maîtrise du coût de l’énergie, la réduction des délais nécessaires à l’obtention des autorisations administratives, la rationalisation des contrôles, la diminution des coûts de transport et de logistique, ainsi que la stabilité et la prévisibilité des règles fiscales et réglementaires.
MTB
