La Coalition des Organisations de la Société Civile pour le suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP) organise, du 14 au 15 avril, un atelier national de consultation sur l’agroécologie et la socio-bioéconomie en RDC. Ce moment d’échanges réunira plusieurs acteurs clés autour des enjeux agricoles et environnementaux du pays. Et a pour objectif de promouvoir les bonnes pratiques agricoles qui permet de respecter l’environnement et protéger les sols au sein des communautés locales.
Le Secrétaire Exécutif National de la Corap, Emmanuel Musuyu a circonscrit le cadre de l’atelier. « Le Corap est en train de lancer une étude sur l’état des lieux de l’agroécologie et la socio-bioéconomie en RDC. Nous avons jugé bon de mettre autour d’une table les acteurs qui travaillent dans ce secteur. Pour les écouter, comprendre ce qui se passe et définir les défis qui devront être aborder dans l’étude que le Corap est en train de mener. Cet atelier est un cadre crée pour qu’au niveau national on aborde tous les défis, et voir comment éliminer l’insécurité alimentaire » a indiqué le Secrétaire Exécutif.
Les outils à mettre en place pour relever ces défis il y a, entre autres, l’agroécologie, a fait savoir l’orateur. Celle-ci est une arme pour les communautés locales. Au-delà de l’agroécologie, il y a la socio-bioéconomie qui est aussi très important, puisque c’est une valorisation de la chaine de valeur qui met en exergue les communautés locales, au-delà des aspects culturels ce que ces communautés sont capables de développer au niveau économique à partir de ce qu’ils produisent. C’est ainsi que les deux concepts se marient et la Corap est intéressé de voir ce que comment cela peut se développer en RDC.
Limiter la déforestation, respect de l’environnement
Emmanuel Musuyu a également souligné que l’étude que mène le Corap permettra de définir les priorités dans la voie de la sécurité alimentaire en RDC. « Nous souhaitons que les acteurs au cours de cet atelier partagent leurs expériences et partant de ce qui sera définit comme point de faiblesse, nous allons définir les priorités, ce qui sera un point d’orientation qui sera donné à l’étude que le Corp est en train de mener. Une démarche qui permettra d’aligner dans une dynamique de participation tous les acteurs partant des autorités aux communautés locales de sorte que les résultats soient portés par tous ».
Intervenant au cours de cette rencontre, le prof Senga Nkulu de l’université de Lubumbashi, a mis en exergue les bienfaits de l’agroécologie. « L’agroécologie est une branche qui nous permet de limiter la déforestation, la mauvaise utilisation des sols, permet le respect de l’environnement. Elle met en place des techniques qui limitent l’utilisation des engrais chimiques pour promouvoir des engrains organiques et autres techniques qui lui sont associés entre autres la foresterie communautaire ». Face aux changements climatiques, il recommande l’adaptation à travers l’agroécologie.
MTB
