Nakitula, a 25-year-old farmer suffering from cholera is treated by MSF medical teams in Sangé General Hospital. “I fled to Kahungwe, in the Health Zone of Lemera. But as I had no fields to cultivate and no means of subsistence there, I returned, as living conditions were becoming increasingly difficult. To survive at the moment, I do day-to-day work so that I can eat."
Le nombre de malades de choléra a baissé de 90%, grâce à une intervention d’urgence de Médecins Sans Frontières, à Sangé dans le Sud-Kivu. Ce, après 8 semaines d’intervention et plus de 800 personnes prises en charge, l’épidémie est maintenant sous contrôle. La plus sévère dans la zone depuis 5 ans, l’épidémie est principalement due au dysfonctionnement des points de captage d’eau lié aux problèmes d’accès, et à un système de santé fragile dans la zone. Mais aussi accentuée par les mouvements massifs de populations qui fuient les affrontements.
Depuis plusieurs mois, l’eau potable du robinet ne coule plus dans les foyers. En cause, les deux principaux points de captage d’eau qui ne fonctionnent plus correctement et sont devenus inaccessibles. “En raison de la présence de groupes armés, il était impossible pour la population d’accéder à ces points de captage d’eau dont le système de filtrage est obstrué par le sable et la terre. Les habitants étaient donc privés d’eau potable ”, explique Mamadu Diallo, Responsable médical MSF de l’équipe d’urgence.
La plupart des habitants n’ont donc pas eu d’autre choix que de boire l’eau impropre de la rivière ou l’eau du canal d’irrigation, comme l’explique Busime, mère d’une fillette de trois ans, malade du choléra et soignée à l’hôpital général de Sangé. “C’est une eau sale, qui n’est pas traitée, mais par manque d’eau, nous la consommons car nous n’avons pas d’autre solution. Ma fille s’est rapidement déshydratée, elle restait couchée et n’arrivait même plus à se relever après être allée aux toilettes à répétition ” confie-t-elle.
Mise en place par MSF de 50 points de chloration
Pour répondre à l’épidémie, MSF appuie le centre de traitement de choléra de l’hôpital général de Sangé et le Centre de santé de Ndunda, en périphérie de la ville. Au total, MSF a mis en place plus de 50 points de chloration de l’eau dans la zone de santé de Ruzizi.
MSF collabore avec la communauté pour l’appuyer dans le nettoyage des points de captage de l’eau. A terme, l’eau sera à nouveau filtrée et chlorée. “Le libre accès aux points de captage de l’eau potable est le problème majeur dans la zone, c’est ce qu’il faut solutionner en priorité” explique Edwige BAGULA, coordinatrice médicale MSF.
“Les mouvements constants de population causés par le conflit amènent dans la zone des personnes qui n’ont jamais été sensibilisées aux gestes de prévention du choléra” souligne Elisé Wilondja, superviseur promotion santé MSF. Alors pour anticiper au maximum toute reprise de la maladie dans cette zone endémique du choléra, MSF sensibilise les relais communautaires à appliquer les mesures d’hygiène de prévention et à repérer les signes de la maladie. La population est aussi formée à laver correctement les bidons d’eau qui peuvent être contaminés.
Fin janvier, après une explosion dans la ville ayant fait plusieurs morts et une dizaine de blessés, l’équipe d’urgence de MSF a dû évacuer Sangé pour des raisons de sécurité. Mais elle continue d’assurer ses activités à distance jusqu’en mi-février.
MTB
