« 53 cas confirmés, 32 décès, 11 cas probables ; la létalité tourne autour de 60 %. À ce jour, 17 patients sont guéris et sortis du centre de traitement d’Ébola », c’est ce qu’a déclaré Dieudonné Mwamba, Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), lors d’un point de presse tenu ce samedi 11 octobre, sur la situation épidémiologique d’Ébola à Bulape dans le Kasai, au siège de l’INSP à Kinshasa.
Il a souligné une amélioration notable de la situation : « Cela fait 15 jours que nous n’avons enregistré aucun nouveau cas confirmé. Ce qui nous donne une certaine perspective dans le contrôle de cette épidémie ». Dieudonné Mwamba a également renseigné les professionnels de médias présents à ce point de presse sur l’évolution des actions de réponse. « Les actions de réponse sont en cours, notamment la surveillance avec un suivi journalier, et des investigations concernant les alertes ». Et de préciser. « La coordination de cette épidémie est sous l’INPS à travers son Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP), nous avons déployé le système de gestion de l’incident délocalisé au niveau de l’épicentre à Bulape où il y a l’incidente manager, le gestionnaire de cet incident avec toute son équipe qui sont sur place.
Concernant les actions de riposte, le DG de l’INSP a indiqué, « plus de 2 800 contacts ont été identifiés. Parmi eux, plus de 1 500 ont été suivis pendant les 21 jours requis, et 789 contacts sont encore en cours de suivi ».
Activités de surveillance en cours dans les zones et provinces voisines
Par ailleurs, les activités de surveillance sont en cours au niveau des zones voisines de Bulape et même dans les provinces voisines. Et ce pour un meilleur contrôle de l’épidémie. « Au-delà de la surveillance épidémiologique, il y a d’autres actions de réponse, entre autres la communication de risque et engagement communautaire (CREC) dont l’activité est de sensibiliser les communautés et les leaders communautaire pour obtenir leur adhésion dans les actions de réponse, les activités de vaccination, de prévention et de contrôle de l’infection au niveau de la formation sanitaire et de la communauté et des actions de la prise en charge des cas au niveau du centre de traitement Ébola », a fait savoir Dieudonné Mwamba.
Pour conclure, il a rappelé les mesures d’hygiène essentielles à respecter pour prévenir toute propagation du virus. Il s’agit notamment de se laver les mains fréquemment, surtout après tout contact potentiel avec des fluides corporels. Éviter tout contact physique étroit avec des personnes présentant des symptômes d’Ébola et leurs fluides corporels (sang, vomissures, etc.). Ne pas consommer de viande d’animaux sauvages trouver morts (chauves-souris, singes, etc.), car le virus peut s’y trouver. Les cérémonies funéraires doivent être sécurisées, avec un équipement adéquat et un traitement des corps.
Pour rappel la RDC fait face à sa 16ème épidémie de Maladie à Virus Ébola (MVE) qui touche la zone de santé de Bulape dans la province du Kasai. C’est le 4 septembre de l’année en cours que le ministre de la santé a officiellement déclaré l’épidémie.
MTB
