Un nouveau rapport sur les aires protégés d’Afrique centrale sera bientôt à la disposition du public en générale, des chercheurs, décideurs politiques, scientifiques et étudiants en particulier. La COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale), l’a fait savoir au cours d’une rencontre du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC), à Libreville sur la criminalité faunique et les conflits Homme-Faune. Mis en musique par l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC), cette troisième édition a pour particularité des éléments nouveaux tels que les droits des populations autochtones et locales, les conflits homme-faune et aussi l’impact des conflits armés sur la conservation.
Pas que. Cet ouvrage consacrera également un chapitre sur le néo-colonialisme vert. Une innovation qui se penchera sur les fondements de la conservation dans la sous-région. Étant donné que certaines aires protégées ont été créés avant les indépendances, la Comifac suppose que les objectifs fixés durant cette période et celles définis à l’heure actuel par rapport aux réalités actuels ont évolué. A cet égard, cette question sera traitée dans ce document pour éclairer les différents acteurs des pays de la Comifac.
Cette troisième édition fournira des données cruciales pour les négociateurs afin de prendre les bonnes décisions en matière de gestion durable des aires protégés en Afrique centrale, lors des négociations internationales sur le climat, la biodiversité et la Cites. Le secrétaire exécutif adjoint de la COMIFAC, Chouaïbou Nchoutpouen, a relevé que l’ouvrage contient des données bien chiffré. « Ceci permettra aux acteurs de la sous-région de soutenir des positions communes ». Par ailleurs, cette édition va concilier la conservation et le développement.
Abdon Awono, expert au CIFOR-ICRAF, a indiqué que la troisième publication de l’état des aires protégées, tient à démontrer comment les conflits armés peuvent impacter la conservation mais aussi l’impact des conflits homme-faune sur l’économie, le sociale, et même écologie sur la conservation. « dans ce document, il y a également un chapitre sur le cadre mondial pour la biodiversité qui a été adopté lors de la COP 15. Il est question dans cette partie de fournir des données sur certaines cibles du cadre mondiale pour la biodiversité notamment la cible 3 sur le 30 par 30, c’est-à-dire la conservation de 30 pourcents des terres et des mers de tous les écosystèmes d’ici à 2030 ».
Outre des informations concernant le cadre mondial pour la biodiversité, l’ouvrage contient aussi des chapitres en rapport avec les aires protégés et le changement climatique. Pour rappel, l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC) est une cellule spécialisée de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC). Cette publication a bénéficié du soutien du projet RIOFAc 2, financé par l’UE dont l’assistance technique est apportée par le consortium CIFOR-ICRAF, FRMi, CIRAD et UCL.
Fyfy Solange TANGAMU
