Tenue ce lundi 19 octobre, la réunion de coordination stratégique multisectorielle hebdomadaire a fait le point sur la maladie à virus Ebola, le choléra et la rougeole, ainsi que sur les mesures de surveillance, de prévention et de riposte en cours. Pour Ebola le bilan cumulé dépasse 9. 400 cas et 4. 560 décès. Pour le choléra environ 2. 330 cas de choléra ont été notifiés et la rougeole environ 385 cas ont été notifiés.
À la semaine épidémiologique 41, le bilan cumulé de l’épidémie dépasse 9. 400 cas et 4. 560 décès, avec une létalité avoisinant 48 %. Plus de 2. 500 personnes ont été guéries et le taux de suivi des contacts est estimé à environ 88 %.
Huit provinces sont désormais affectées, dont le Nord-Ubangi, où les dispositifs de riposte sont en place et nécessitent un renforcement. La réunion a également relevé que cinq zones de santé enregistrent un niveau de notification supérieur à 50 %. Des interventions de grande envergure sont en cours, notamment à Katwa, Rwampara, Madima et Bunia, afin d’intensifier la surveillance et les activités de riposte.
Choléra : légère diminution des cas et préparation d’une vaccination transfrontalière
Pour la semaine 41, environ 2. 330 cas de choléra ont été notifiés, marquant une légère diminution par rapport à la semaine précédente. Les provinces endémiques de l’Est du pays représentent près de 80 % des cas rapportés.
Des équipes ont été dépêchées dans la province de la Tshuapa pour conduire les activités de riposte. En parallèle, une vaccination synchronisée avec la République du Congo est en préparation le long du corridor fluvial reliant les deux pays, en vue de renforcer la prévention et la lutte contre la maladie.
Rougeole : une tendance à la baisse
La situation de la rougeole affiche également une évolution favorable. Environ 385 cas ont été notifiés à la semaine 41, contre plus de 680 la semaine précédente.
Cette baisse rapproche la riposte de l’objectif fixé à moins de 500 cas hebdomadaires. La vaccination contre la rougeole et la rubéole, organisée dans trois blocs, accompagne les efforts de contrôle de l’épidémie.
Ces progrès permettent d’envisager la désactivation du système de gestion de l’incident (SGI) rougeole, sous réserve de l’évaluation de la situation épidémiologique et de la validation des critères requis.
Traçabilité des financements de la riposte contre Ebola
La réunion a également été l’occasion pour le Directeur général de l’INSP d’apporter des éclaircissements sur les préoccupations relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant la traçabilité des 700 millions de dollars évoqués en lien avec Africa CDC et la riposte contre Ebola.
La question de la traçabilité et de la redevabilité des ressources mobilisées demeure un enjeu important dans la conduite de la réponse sanitaire.
L’INSP réaffirme son engagement à assurer le suivi des menaces sanitaires, à renforcer la coordination multisectorielle et à soutenir les interventions visant à protéger la population. La séance a été présidée par le Directeur général de l’INSP, le Professeur Docteur Mwamba Kazadi Dieudonné.
MTB
