Bâtir un pont entre l’Egypte et les autres pays africains afin de mieux apprendre des uns et des autres est l’un des objectifs poursuivit par le Conseil Suprême pour l’organisation des médias. Pour ce, les journalistes et communicateurs de l’Afrique francophone en formation ont échangé, ce jeudi 15 septembre, avec le Vice-président de cette structure, Essam el Amir.
Dans son mot de circonstance, le Vice-président du Conseil Suprême pour l’organisation des médias égyptien, a indiqué que les professionnels des médias jouent un rôle essentiel dans le développement des pays africains. « L’Afrique doit fournir beaucoup d’effort dans plusieurs domaines pour atteindre le même niveau que les pays du monde. Aussi, pour moi, le domaine de la communication et information est essentiel pour atteindre ce niveau. A travers un travail bien fait, dans les règles du métier en transmettant la bonne information ».
A l’ère et à l’heure du numérique, l’information n’est pas toujours transmise comme il faut. Essam el Amir, a attiré l’attention des professionnels des médias sur leur responsabilité dans le traitement de l’information. Avec l’avènement des réseaux sociaux, l’information circule en une fraction de seconde à travers le monde. Mais en ne donnant pas toujours l’information réelle, elle peut-être déformer.
« Aujourd’hui, l’apparition des réseaux a ses bons et mauvais côtés. La rapidité de l’information est une bonne chose, cependant la manière de la rendre peut parfois poser problème. L’information est devenue peu crédible. Avec un simple téléphone un citoyen lambda peut devenir journaliste en publiant une information sur les réseaux sociaux. Et le risque est qu’il la transmette mal. Notre responsabilité en tant professionnels est d’éclairer la lanterne de la population, les sensibiliser en apportant des éléments fondés sur la véracité des faits », a fait savoir le Vice-président du Conseil Suprême pour l’organisation des médias.

Ne pas laisser la scène aux réseaux sociaux
Tout en appelant les hommes et femmes des médias à ne pas se laisser emporter par le vent des réseaux sociaux et encore moins par l’IA. « On ne doit pas laisser la scène aux réseaux sociaux », a martelé l’orateur. « Toutefois, nous devons adapter nos rédactions avec des outils, des technologies de pointe qui vont pouvoir atteindre le public surtout les jeunes qui peuvent facilement partager des informations erronées », a souligné Essam el Amir.
A la question de savoir en quoi l’organisation des formations des professionnels des médias africains aussi bien francophone, anglophone et arabophone peut-il apporter aux relations entre l’Egypte et les autres pays du continent, le Vice-président du Conseil Suprême pour l’organisation des médias égyptien a relevé qu’il est essentiel de partager entre nous les informations relatives à nos pays respectifs.
Ne pas se contenter des informations venant des médias extérieurs
« Lorsque vous venez en Egypte et découvrez ce qui s’y passe, vous pouvez facilement savoir si les informations que vous recevez peuvent être réelles ou pas. Nous ne devons pas nous contenter des informations venant des médias de l’extérieur. A travers cette formation, nous échangeons, partageons des expériences sur la manière dont nous travaillons dans nos pays respectifs. Et cela nous permet aussi obtenir des sources crédibles en cas de besoin d’information pour tel ou tel autre pays. Par cette formation nous constituons un véritable canal d’échange », a déclaré l’intervenant.
Pour information Issam el Amir est l’une des grandes figures des médias en Egypte. Il est l’un des cadres issus de la prestigieuse institution de la télévision égyptienne, connue sous le nom de « Maspero ». Il a gravi les échelons au cours d’une longue carrière professionnelle s’étendant sur plusieurs décennies, durant laquelle il a occupé les plus hautes fonctions d direction dans les médias publics égyptiens et dans les instances médiatiques arabes.
Solange TANGAMU depuis le Caire en Egypte
