Le Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (Reejer) a outille les éducateurs sociaux des organisations membres de la plateforme sur les quatre piliers du volontariat. A savoir : la reconnaissance, la facilitation du travail volontaire, la mise en réseau et la promotion du volontariat.
La séance tenue le vendredi 25 septembre au siège du Reejer, à Kasa-Vubu, était la deuxième et la dernière journée de la formation entamée la veille. Le renforcement des capacités des éducateurs du Reejer a bénéficié de l’appui du Secrétariat national du volontariat (SNV-RDC), un service public rattaché au ministère du Plan et de la Coordination de l’aide au développement.
Parlant du premier pilier, le formateur Dominique Kabamba, Directeur chargé de formation au SNV-RDC, a indiqué que «la reconnaissance du volontariat à travers le monde est l’indicateur principal. Pour cela, il faut la mise sur pied d’une structure institutionnelle de promotion du volontariat et la définition du cadre juridique réglementant le volontariat national». Le conférencier a, à l’occasion, présenté la situation au pays. «En RDC, nous avons comme structure le Secrétariat national du volontariat (SNV-RDC).
Malgré l’existence des quelques textes légaux au ministère du Plan, a-t-il ajouté, la promulgation d’un décret portant création de la structure institutionnelle du volontariat conférera une solide reconnaissance à la structure volontaire qui devra regrouper les différentes associations dans une plateforme national». Abordant la deuxième colonne du volontariat, l’orateur a précisé que «la facilitation du travail volontaire vise la valorisation de l’engagement volontaire.
Pour ce faire, il a énuméré quelques actions, notamment établir une législation qui facilité le travail volontaire, inciter le Gouvernement à soutenir le volontariat, le statut légale d’un volontaire expliquant son utilisation avec mandat déterminant la mission à accomplir…En ce qui concerne la mise en réseau, le conférencier a signalé que «le travail de réseau à l’objectif de relier des populations du monde. Il devra se faire aussi bien au niveau régional que mondial, en utilisant et en développant des technologies d’information».

Il a ajouté que par le canal du SNV-RDC, tous les volontaires en RDC et ceux des autres pays devront être mis en réseau pour échanges d’expériences. Pour ce qui est du dernier appui, le formateur a précisé que la promotion du volontariat consiste à élargir le champ des opportunités pour le travail volontaire. Il a aussi appelé à promouvoir des droits de l’homme et le volontariat humanitaire, le volontariat intergénérationnel et au sein des entreprises.
Activités de promotion du volontariat
L’occasion a été propice pour l’intervenant du jour de présenter quelques activités pour promouvoir le volontariat. Il s’agit de l’engagement des personnages célèbres dans le volontariat ; la diffusion des débats sur le rôle du volontariat ; la diffusion d’entrevues des volontaires à la radio et à la télévision ; la diffusion des clips et des documentaires sur le volontariat ; la production d’une vidéo de promotion sur le volontariat ; la production d’une chanson pour promouvoir le volontariat ; le placement des panneaux publics pour l’information sur le volontariat ; la tenue des conférences de presse ; l’organisation des journées portes ouvertes dans les universités…
Ce renforcement de capacités des acteurs de terrain de deux jours a bénéficié de la facilitation du Dr Joseph Kalemba Koni (chef de service santé, jeunesse et genre au SNV-RDC) et M. Denis Mabwa (chargé de renforcement des capacités au Reejer).
ANT
