La question concernant l’exploration de 52 nouveaux blocs pétroliers en RDC continue à susciter des inquiétudes. Un projet pétrolier jugé potentiellement destructeur pour les écosystèmes fragiles du pays. A cet effet, des organisations de la société civile entre autres Congo Green Solution et Ebuteli, se sont penchés sur le sujet, mercredi 25 juin, à travers un dialogue constructif avec thème central « Comment concilier la vision RDC Pays-solution avec l’expansion pétrolière dans la cuvette centrale ».
Contextualisant ces assisses, le coordonnateur de Green Congo, Lucien Kamala a fait savoir qu’il s’agissait de tracer une voie pour préserver la vie des communautés locales tout en favorisant un développement économique durable. « L’exploration de 52 nouveaux blocs pétroliers soulève des inquiétudes quant à la protection de nos écosystèmes. Même avec des textes prometteurs, sans une société civile vigilante, cela peut mener à un désastre », a indiqué l’orateur.
Les experts des ministères sectoriels ont, pour leur part, rassuré sur la prise en compte des normes environnementales après la réalisation d’études d’impact approfondies. « Nous pensons qu’il est possible de concilier les exigences environnementales et l’exploitation des hydrocarbures en RDC. La question de l’exploitation intègre également des aspects contraignants, tels que le respect de l’environnement. Nous avons collaboré étroitement avec le ministère de l’Environnement et sommes habitués à échanger avec les ONG. La politique actuelle nous invite à cette ouverture, car nous ne pouvons pas évoluer en vase clos. Nous gardons à l’esprit la nécessité de faire évoluer le contenu local dans l’exploitation pétrolière ».
Ecosystèmes sensibles
Faisant entendre leurs voix, les militants écologistes ont rappelé que l’exploitation pétrolière est souvent synonyme de pollutions et de conséquences néfastes pour l’environnement. « Vous n’êtes pas sans savoir que la forêt du bassin du Congo comporte plusieurs écosystèmes sensibles. Même les membres du gouvernement ont reconnu que l’exploitation pétrolière s’accompagne toujours de pollutions et d’effets néfastes. Notre principale crainte concerne des écosystèmes comme les tourbières, qui sont extrêmement sensibles, » ont-ils rétorqué.
A l’issue de cette rencontre le ministère des Hydrocarbures a réaffirmé son ouverture au dialogue concernant le projet d’exploration et d’exploitation. Et a également souligné que la réforme en cours pourrait entraîner une révision du code des hydrocarbures, dans le but de renforcer la souveraineté de l’État et d’améliorer la fiscalité au bénéfice de la population. Cette activité a été organisée en marge de la deuxième édition du salon des énergies et met en lumière les tensions existantes entre développement économique et protection de l’environnement, soulevant des questions cruciales pour l’avenir énergétique de la RDC.
