L’Institut National de Santé Publique (INSP), à travers la coordination des opérations de la riposte à la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, a animé ce mercredi 22 juillet, à Bunia, une conférence de presse de mise au point sur l’évolution de la situation épidémiologique, les progrès réalisés et les défis qui persistent dans la lutte contre cette épidémie. Le responsable des opérations de la riposte, Dr Adelard Lofongola, a indiqué que la tendance à l’augmentation des nouveaux cas confirmés semble connaître un ralentissement, voire une phase de stabilité, tout en appelant à la prudence.
« La tendance vers la montée des cas positifs de la maladie à virus Ebola semble être en baisse ou en stand-by. Ceci n’est pas encore un indice permettant de dire que la maladie a atteint son pic », a déclaré le Dr Adelard Lofongola.
À ce jour, les capacités de prise en charge ont été considérablement renforcées avec près de 1 000 lits déployés dans les Centres de Traitement Ebola (CTE) opérationnels dans les provinces affectées. Les capacités diagnostiques des laboratoires ont également été améliorées afin d’assurer une confirmation rapide des cas et une meilleure orientation des patients vers les structures de soins.
Le responsable des opérations a toutefois rappelé que plusieurs défis demeurent, notamment la résistance de certaines communautés, les difficultés logistiques dans les zones affectées ainsi que l’insécurité persistante qui limite parfois les interventions des équipes de riposte.
La RDC gère la riposte en toute souveraineté
Répondant aux préoccupations soulevées par les journalistes, le Dr Lofongola a réaffirmé que la République démocratique du Congo assure, en toute souveraineté, la conduite de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a précisé que les partenaires techniques et financiers apportent un soutien indispensable aux opérations, sans intervenir dans les décisions stratégiques ni dans la gestion des données épidémiologiques nationales.
Pour ce qui est du diagnostic biologique, l’intervenant a expliqué que le réseau de laboratoires respecte des procédures rigoureuses garantissant la fiabilité des résultats, chaque échantillon étant traité conformément aux normes établies. Tout en insistant sur le rôle déterminant des communautés dans le contrôle de l’épidémie. Il a invité la population à signaler rapidement toute personne présentant des signes évocateurs de la maladie, à éviter les décès communautaires en privilégiant une prise en charge précoce dans les structures de santé et à adhérer pleinement à l’approche « Zéro décès communautaire dans nos ménages ».
S’agissant de la prise en charge des décès, il a rassuré ses interlocuteurs que les enterrements dignes et sécurisés sont entièrement pris en charge par la riposte, notamment à travers la mise à disposition des cercueils, la rémunération des équipes dédiées et l’accompagnement des familles dans le respect de leur dignité et des exigences de santé publique.
Par ailleurs, Adelard Lofongola, a souligné que la stratégie opérationnelle de la riposte demeure fortement décentralisée, avec une coordination au niveau des zones de santé, afin d’assurer une réponse rapide, efficace et adaptée aux réalités de chaque foyer de transmission. L’évolution dans la riposte est le résultat des efforts consentis par le Gouvernement de la République, à travers l’Institut National de Santé Publique, avec l’appui des partenaires techniques et financiers engagés dans la riposte.
MTB
