Le monde entier célèbre ce vendredi 5 juin, la Journée Mondiale de l’Environnement (JME). Le thème retenue cette année est « Maintenant pour le climat », il met l’accent sur l’urgence de l’action climatique. Pour réaffirmer son attachement à la protection et l’amélioration de l’environnement, sa lutte contre les changements climatiques, la RDC a adopté depuis un certain temps une posture de se présenter comme « Pays-solution » sur base de son immense massif forestier, son dense réseau hydrographique, son potentiel énergétique et ses minerais stratégiques.
L’ONG Juristes pour l’Environnement au Congo (JUREC), estime que cette journée commémorative est une occasion propice pour reconnaitre les efforts de l’État dans la mise en œuvre des textes et accords internationaux relatifs au changement climatique mais c’est aussi une occasion pour réfléchir et inviter l’État Congolais à plus d’actions dans ce sens, peut-on lire dans le communiqué de presse de cette organisation publiée ce jeudi 4 juin.
Cette ONG spécialisée sur les questions juridiques environnementales et institutionnelles constate qu’au-delà des efforts de la RDC à lutter contre les changements climatiques, il y a plusieurs obstacles qui empêchent des actions efficaces pour le climat en RDC, à savoir : l’absence d’une politique et d’une loi spécifique sur les changements climatiques, la difficulté ou la faible mise en œuvre de la Contributions déterminée à l’échelle nationale (CDN), la forte dépendance des financements extérieurs dans la lutte contre les changements climatiques, l’absence des considérations climatiques dans les politiques publiques, l’absence dans le budget de l’État des moyens financiers sur le climat, l’ignorance de la question climatique auprès de plusieurs parties prenantes…
Sensibiliser, réfléchir et mobiliser
A cet égard, l’ONG JUREC pense qu’il est opportun que la RDC consacre le mois de « juin » comme mois de l’environnement aux fins de sensibiliser, de réfléchir et de mobiliser autant d’actions en faveur de l’environnement en général et de lutte contre les changements climatiques en particulier comme cela se fait tant soi peu avec le mois de la femme. Cette consécration devra être pérenne peu importe le changement qui peut intervenir à la tête du Ministère ayant l’environnement dans ses attributions.
Par ailleurs, l’organisation recommande au gouvernement congolais à travers le ministère de l’Environnement Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, d’organiser une table ronde de mise en œuvre des trois conventions de RIO sur l’environnement (Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la Convention sur le Diversité Biologique et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre le Désertification), d’évaluer les appuis des Partenaires Techniques et Financiers en matière de climat ; d’adopter la politique sur le changement climatique et une loi spécifique sur le changement climatique ; d’intégrer la question des finances climatiques dans le budget national ; d’évaluer l’application des normes sur le changement climatique dans d’autres secteurs.
Aux organisations de la société civile de renforcer les mécanismes de sensibilisation de la population sur les questions liées de changement climatique. Aux universités et centres de recherches scientifiques, d’encourager et mener des recherches sur la question de changement climatique ; de publier les résultats des recherches sur la question de changement climatique. Jurec appelle également les partenaires techniques et financiers à accompagner le Gouvernement dans les efforts de lutte contre les changements climatiques du point de vue législation et d’appuyer les organisations de la société civile dans la vulgarisation des questions ayant trait aux changements climatiques.
Instaurée en 1972 par l’Assemblée Générale des Nations Unies la Journée Mondiale de l’Environnement a été célébré pour la première fois en 1973, sous le slogan « Une seule planète Terre ».
MTB
