Le département d’État des États-Unis, en étroite coordination avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’agence à l’avant-poste de la réponse du gouvernement des États-Unis, continue de mettre en place une riposte rapide et globale à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. C’est ce que rapporte un communiqué de l’ambassade américaine rendu publique hier, mardi 26 mai.
Le gouvernement des États-Unis continue de prendre des mesures vigoureuses afin d’endiguer l’épidémie d’Ebola à sa source, de manière à protéger la population américaine et à empêcher la poursuite de la propagation internationale. Pour atteindre ces objectifs, le département d’État a débloqué une aide financière importante, déployé des experts techniques et intensifié les opérations bilatérales dans les régions touchées.
Il s’agit notamment du déploiement de la DART, équipe d’intervention en cas de catastrophe, et des experts du GHSD qui sont sur le terrain en RDC et en Ouganda, où ils apportent des compétences de pointe en matière de réponse aux catastrophes, un appui technique et programmatique, un leadership opérationnel et une coordination de terrain en temps réel. Cette équipe a été mobilisée dans les quatre jours suivant l’annonce du premier cas, ce qui constitue le déploiement le plus rapide jamais réalisé par une DART dans le cadre d’une intervention des États-Unis contre l’Ebola.
Le renforcement de l’aide sanitaire et humanitaire bilatérale, le département d’État a déjà fourni 32 millions de dollars d’aide bilatérale à des partenaires clés présents sur le terrain, notamment l’International Medical Corps (IMC), l’UNICEF, MedAir, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme alimentaire mondial (PAM), FHI 360 et la Bourse du Samaritain. Ces fonds supplémentaires financent des interventions de terrain à fort impact et vitales. Celles-ci comprennent un dépistage rigoureux aux frontières, une recherche active des cas contacts, des soins directs aux patients, l’organisation d’inhumations sûres et dignes ainsi que le transport logistique rapide d’équipements de protection individuelle (EPI) essentiels. Une première cargaison de 50 tonnes de fournitures médicales essentielles a déjà été livré aux zones touchées en RDC, et 100 tonnes supplémentaires sont en cours d’acheminement.
Collaboration étroite avec les gouvernements locaux
Un soutien à la réponse des Nations unies et à la réponse multilatérale, s’appuyant sur le partenariat historique avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le département d’État tire parti des mécanismes de fonds communs de l’OCHA afin d’impulser une coordination mondiale, de mobiliser rapidement des ressources pour la riposte mondiale d’ensemble et de soutenir des interventions humanitaires globales qui contribueront à atténuer les effets du virus. Au 23 mai, 11 projets avaient déjà démarré dans les zones touchées par l’Ebola grâce au financement américain versé à l’OCHA.
Par ailleurs, le gouvernement américain a débloqué un montant d’urgence spécialisée de 50 millions de dollarsdans le cadre de son engagement à construire jusqu’à 50 cliniques dans les zones touchées. Washington versera un financement immédiat de 50 millions de dollars au fonds d’intervention d’urgence du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Et dans une collaboration plus large une accélération a été engagé pour le déploiement sur le terrain des 300 millions de dollars annoncés la semaine dernière qui s’inscrivent dans notre contribution de 1,8 milliard de dollars en faveur des activités des fonds communs mondiaux de l’OCHA.
Le département d’Etat américain a également établit une collaboration étroite avec les gouvernements locaux sur base des accords bilatéraux signés dans le cadre de la Stratégie de santé mondiale, les Etats-Unis examinent également les demandes d’aide des gouvernements hôtes concernant leurs plans d’intervention chiffrés et prévoient de fournir un soutien américain significatif aux efforts nationaux de riposte. Tout en assurant une accélération des capacités de diagnostic et de traitement. Le département d’État collabore activement avec des entreprises du secteur privé américain et des acteurs internationaux afin de renforcer rapidement les capacités de dépistage sur le terrain, de manière à permettre une détection et un endiguement rapides.
MTB
