Les États-Unis s’engagent à soutenir rapidement la lutte contre l’épidémie d’Ebola en finançant jusqu’à 50 cliniques de traitement, ainsi que les coûts associés aux opérations de première ligne, dans les régions touchées par Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Ces structures d’urgence permettront d’assurer le dépistage, le triage, l’isolement des patients et le renforcement des dispositifs de confinement autour des foyers épidémiques.
Washington affirme que ce financement vise à accélérer la fourniture de soins médicaux de première ligne, l’aide humanitaire et les capacités de réponse sanitaire dans les communautés les plus exposées. Les fonds serviront également à renforcer les opérations sur le terrain, l’approvisionnement en équipements de protection, les capacités de diagnostic et les services de santé essentiels.
«Nous savons, d’après les réponses apportées lors de précédentes épidémies, que permettre à nos partenaires d’intensifier rapidement leurs efforts de confinement et de traitement dans les régions touchées est le facteur clé pour garantir une réponse efficace et empêcher la propagation de la maladie», a indiqué Garret Wikelson, Chef de la Diplomatie publique à l’ambassade des Etats-Unis en RDC.
Cette annonce de financement supplémentaire, dès les premiers jours de l’épidémie, envoie un message clair : les États-Unis sont fermement déterminés à garantir que la riposte dispose de toutes les ressources nécessaires, qu’elle soit rapide et qu’elle s’appuie sur une coopération entre les principaux partenaires mondiaux dans les domaines de la santé et de l’aide humanitaire.
Soutient aux prestataires de santé
«Les professionnels de santé et les travailleurs humanitaires qui se rendent en première ligne doivent savoir que les États-Unis les soutiennent et mobilisent d’urgence toutes les ressources disponibles pour soutenir les prestataires de soins et les efforts de lutte contre l’épidémie», assure le gouvernement américain.
Ce surplus de financement sera acheminé par le biais des mécanismes de financement commun du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) gérés par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies, en s’appuyant sur le partenariat historique entre les Etats-Unis et l’OCHA pour fournir une aide vitale plus rapidement, plus efficacement et de manière plus responsable. «L’ensemble de nos réformes a permis à l’OCHA d’atteindre un délai de décaissement record pour notre tranche de financement de décembre 2025 – une rapidité d’action à grande échelle qui s’avérera cruciale pour garantir que les ressources parviennent sur le terrain durant ces premiers jours, décisifs, de la riposte à cette épidémie», fait savoir le Département américain des Etats-Unis.
Ce dernier poursuit sa coordination avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), agence chef de file de la réponse américaine à cette épidémie.
MTB
