L’Africa’s Green Economy Summit 2026, qui débutera ce mercredi 24 février à Cap Town en Afrique du Sud vise à convertir les engagements financiers en initiatives tangibles d’économie verte et bleue.
Lors de la tenue de ce grand rendez-vous “Vert”, les organisateurs ont fait savoir que plus de 50 projets africains prêts à l’’investissement, couvrant l’énergie renouvelable, l’eau, l’agriculture durable et la mobilité verte, seront présentés à des investisseurs au cours de ce sommet.
Cette plateforme de présentation de projets, estimés à cinq milliards de dollars selon une estimation de novembre. Son objectif est de réduire l’écart persistant entre les ambitions climatiques du continent et leur concrétisation financière.
Initiative pour intensifier la mobilisation de financement
Cette initiative intervient alors que les engagements pris, notamment lors des COP28 et COP29, ont renforcé la pression sur les pays et les bailleurs de fonds pour intensifier la mobilisation de financement vers les économies émergentes, en particulier l’Afrique.
Des analyses de suivi du financement climatique pour l’Afrique estiment que les ressources actuelles ne couvrent qu’environ un quart des besoins identifiés. Ce déficit est attribué aux risques perçus, à l’instabilité réglementaire et au faible nombre de projets suffisamment structurés pour atteindre une clôture financière.
Le sommet, organisé par le groupe sud-africain VUKA, réunira des décideurs politiques, des investisseurs, des promoteurs de projets et des partenaires au développement afin d’intensifier les mesures permettant de faire passer les initiatives climatiques de la phase de planification à celle de mise en œuvre.
« Les discussions mondiales sur le climat se concentrent souvent sur les engagements et la coordination, mais la mise en œuvre dépend en fin de compte de l’endroit où sont prises les décisions relatives aux capitaux », a déclaré Emmanuelle Nicholls de VUKA Group.
Selon les organisateurs, AGES 2026 entend se démarquer des forums traditionnels en mettant l’accent sur la bancabilité des projets, la répartition des risques et la mobilisation de capitaux privés à grande échelle, alors que les investisseurs réclament des résultats mesurables.
MTB
