En circulant à travers les rues de Kinshasa, la quantité de déchets plastiques est remarquable. Les égouts et les rivières ne sont pas épargnés. Ils regorgent de bouteilles et autres déchets plastiques. La gestion de ces déchets pose problème au niveau des autorités. Aussi, la population pour s’en débarrasser et éviter de payer les ébulleurs pour l’évacuation on tendance à bruler les déchets. Sans pour autant connaitre les conséquences de cet acte.
En effet, brûler les déchets plastiques libère des gaz toxiques comme les dioxines, les furanes et des métaux lourds, posant des risques graves pour la santé humaine et l’environnement, affirment les experts. Ces émissions aggravent les problèmes respiratoires, augmentent les risques de cancers et contribuent au changement climatique via le carbone noir et les GES.
Une fois qu’une personne rassemble un tas de déchet pour le bruler, cette combustion provoque des affections respiratoires comme l’asthme, des maux de tête, des éruptions cutanées et des dommages au système nerveux. Elle libère aussi des polluants persistants affectant le foie, le système immunitaire, endocrinien et reproducteur, avec des effets sur le développement des enfants. Mais il y a également des risques d’augmentation de diabète, d’altérer la fertilité reproductive, des effets cardiovasculaires…
Selon les spécialistes, des substances telles que le mercure, les PCB, le monoxyde de carbone et les oxydes d’azote se dispersent dans l’air lorsque les déchets plastiques sont brulés. Cette activité pollue également les sols et eaux via les cendres. Ce qui par ricochet menace la végétation, les animaux et rend les sols impropres à la culture.
Les dommages environnementaux du brulage des déchets plastiques sont aussi énormes. En effet, le brûlage émet plus de dioxines que les industries combinées dans certains contextes, accélérant le réchauffement climatique et causant des coûts économiques élevés en santé et dommages climatiques.
Les spécialistes de l’environnement, recommande à la population de s’approprier les efforts d’assainissement dans la gestion des déchets plastiques dans leurs milieux. Et au gouvernement d’appliquer scrupuleusement le Plan national de gestion des déchets plastiques (Ce plan s’appuie sur la Loi n°11/009 de 2011 relative à la protection de l’environnement et des engagements internationaux comme la Convention de Bâle, avec des objectifs clés tels que la prévention de la pollution des sols et des eaux, la promotion de l’économie circulaire et la protection de la santé publique) qui vise à réduire la production et l’utilisation des plastiques à usage unique tout en améliorant leur collecte, tri et recyclage.
MTB
