La 24e Conférence annuelle Jalsa Salana s’est tenue dimanche 28 décembre dernier et a eu pour thème « Sacrifice financier est le moyen d’atteindre la proximité d’Allah ». Occasion saisie par le représentant légal de la communauté musulmane Ahmadiyya au Congo (Comaco), Khalid Mahmood, de rappeler aux fidèles Amadis l’obligation de faire des sacrifices financiers à Allah pour bénéficier des plusieurs bénédictions et se purifier.
Le missionnaire Ali Nkashama, a pour sa part, souligné l’importance de faire à Dieu des sacrifices financiers, et s’est basé sur le Saint Coran, sourate Al-Baqara, Chapitre 2 : 262, où Dieu Le Tout Puissant dit : « Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause d’Allah sont semblables à un grain de blé qui donne sept épis, chacun contenant cent grains. Allah multiplie encore cette semence pour qui Il veut. Allah est Généreux et Omniscient ».
Pour appuyer son verset, le missionnaire a cité, entre autres, le témoignage d’un habitant de Kinshasa, qui s’est converti récemment. Il a commencé à contribuer régulièrement dans les fonds de la Jama’at (Communauté) quand il a compris [l’importance des sacrifices] financiers. » Auparavant, tous mes projets tombaient à l’eau. Mais depuis que je contribue pour la cause de Dieu, j’ai été récipiendaire de grâces divines immenses. J’ai des vaches et mes revenues ont été amplement bénies », a fait savoir le nouveau converti.
Dans la même lancée, le missionnaire Shahid Sahib du Congo-Kinshasa a, pour sa part, évoqué le récit d’une femme qui avait un petit commerce et au vu de la conjoncture difficile du pays au début de l’année laissait augurer de maigres profits. Elle a donc payé sa contribution financière en début d’année en se disant convaincue que « Tout commerce avec Allah ne peut mener à la ruine ». Effectivement, son commerce a été profitable et, en dépit de la situation du pays, elle n’a subi aucune perte.
Différends fonds pour faire des sacrifices
Différends fonds existent au sein de la communauté musulmane Ahmadiyya, au travers desquels les fidèles peuvent faire des sacrifices financiers à Allah. Le missionnaire provincial de Kinshasa, Shahid Mahmood Khan, a éclairé la lanterne des fidèles sur ces fonds. Il a notamment cité la « Zakāt qui est un moyen d’accroissement, de purification et de croissance ; de bénédiction et de protection contre la pauvreté et toutes sortes d’affliction ; et de soumission et d’obéissance à Allah ».
Toujours au sujet de la Zakāt, le missionnaire Khan se réfère à la loi islamique qui recommande à tout musulman de « s’acquitter d’une aumône de 2,5 % de son patrimoine (argent liquide, capital, actions et autres biens négociables, y compris les bijoux en or et en argent) détenu pendant une année complète, à condition que ce patrimoine dépasse le seuil d’imposition.
Cette aumône est destinée à aider les pauvres et les nécessiteux, conformément au Coran et à l’enseignement du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ». Il a souligné que la Zakat n’est pas un impôt sur le revenu. Elle est prélevée sur l’épargne et est intégralement consacrée aux pauvres et aux nécessiteux. L’Islam prescrit la Zakat sur les biens et les propriétés susceptibles de croître et de se multiplier, et qui peuvent être préservés en toute sécurité.
C’est pourquoi elle est calculée chaque année, période durant laquelle on a suffisamment d’occasions de dépenser. Ainsi, l’or, l’argent, les espèces sous toutes leurs formes, les stocks, les chèvres, les moutons et les bovins élevés en pâturage, ainsi que tous les produits de la terre, sont soumis à la Zakat. En revanche, a-t-il précisé, la Zakat n’est pas due sur les terres, les maisons d’habitation et les biens de consommation courante. Les fruits et légumes ne sont pas imposables.
Ne pas prendre à la légère les engagements
Le missionnaire Shahid Khan a aussi évoqué « Chanda Aam », fonds de base que le cinquième calife du Messie promis Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (as) a rendu obligatoire pour chaque Ahmadi qui gagne sa vie, homme et femme, et qui doit être payée au taux de 1/16ème du revenu total provenant de toutes sources. « Vous les nantis parmi les musulmans ! Je vous adresse le message suivant : il vous incombe de soutenir, de tout cœur, avec zèle et sincérité, cette entreprise divine visant à la réforme. Honorez chacun de ses aspects et empressez-vous d’aider la vérité. Ceux qui s’engagent à y contribuer mensuellement, selon leurs moyens, doivent le faire régulièrement sans besoin de rappel ».
Le paiement de cette somme, précise-t-il, doit être, à leurs yeux, essentiel, similaire à une dette à être remboursée. Ils doivent fixer la somme uniquement pour la cause d’Allah et ne pas prendre à la légère cet engagement. Ceux qui le souhaitent peuvent faire un versement unique. Or pour que ce projet puisse fonctionner de manière continue, un groupe de personnes doit promettre de faire des dons mensuellement, dans la mesure de leurs moyens, et ce régulièrement, sauf en cas d’imprévus. Celui à qui Dieu a conféré des moyens et un cœur généreux peut faire une donation forfaitaire en complément de ses mensualités ».
L’orateur a aussi cité d’autres fonds notamment, « Chanda Jalsa Salana, Chanda Hissa Amad, Hissa Jaidad, Tahrik e Jadid, World e Jadid, Syedna Bilal Fund, Maryam Shadi Fund ». Sans oublier qu’il existe d’autres œuvres de charité, comme » Amanat Tarbiyyat pour la télévision musulmane ahmadie, la Sadaqa et la Zakat al-Fitr, versée lors de l’Aïd al-Fitr pour aider les pauvres et les nécessiteux et leur permettre de participer à la joie de cette fête.
MTB
