L’Afrique est aujourd’hui considérée comme un acteur incontournable des solutions à la crise climatique. Dans ce cadre, le Second Sommet sur le climat a ouvert ses portes, ce lundi 8 septembre à Addis-Abeba en Éthiopie. A cette occasion, la ministre de l’Environnement développement durable et Nouvelle économique du climat (MEDNEC), Marie Nyange, a dans son allocution présenté les priorités sur lesquelles la RDC se concentre, dans la préservation de ses ressources naturelles.
“Au-delà de ses vastes ressources forestières, la RDC détient des tourbières capables de capter quatre fois plus de carbone que les forêts, et possède également des minerais stratégiques indispensables à la transition énergétique mondiale”, a indiqué la ministre de l’environnement. Tout en insistant sur la nécessité pour les africains de reconnaître et de valoriser cette place centrale de la RDC.
En outre, la RDC se concentre sur trois priorités, dans la préservation de ses ressources naturelles. Il s’agit du renforcement de la coopération régionale, car l’union fait la force. “ Cette coopération doit s’articuler autour de la préservation des écosystèmes critiques, notamment les forêts du bassin du Congo, les tourbières et les zones humides”, a expliqué l’oratrice.
La mobilisation des financements innovants et équitables, en valorisant les mécanismes de paiement pour services environnementaux, ainsi que le marché régulé du crédit carbone. La ministre a précisé. “Je tiens à informer cette auguste assemblée des efforts entrepris par le Président Félix Tshisekedi, qui a mis en place une structure de régulation du marché carbone. Nous espérons qu’à travers ce mécanisme, la RDC pourra enfin obtenir justice. Nous travaillons également sur le développement de partenariats publics durables”, a fait savoir la numéro un du Mednec. Et aussi, la préparation d’une position commune et concertée pour la COP30, fondée sur une vision panafricaine ambitieuse et solidaire.
La ministre de l’Environnement développement durable et Nouvelle économique du climat, a aussi réaffirmé l’engagement de la République Démocratique du Congo, en tant que pays-solution, à contribuer activement à la construction d’une diplomatie climatique africaine. Et souligné la richesse de l’Afrique et son savoir qui sont des atouts majeurs dans la construction d’une économie durable. “Notre continent, riche en ressources naturelles et en savoirs, est confronté à des défis climatiques d’une ampleur sans précédent. Mais il détient aussi les modèles de développement et les solutions pour bâtir une économie durable et résiliente”, a indiqué Marie Nyange.
MTB
