Le dimanche 30 novembre 2025, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coopération avec la délégation de l’Union européenne en Égypte, a lancé les activités de la « Semaine de la recherche et de l’innovation Égypte-UE », en présence du Dr Khaled Abdel Ghaffar, vice-Premier ministre chargé du Développement humain et ministre de la Santé et de la Population, du Dr Ayman Ashour, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du Dr Rania Al-Mashat, ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, du Dr Mahmoud Esmat, ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables, et de l’ambassadrice Angelina Eichhorst, cheffe de la délégation de l’Union européenne en Égypte, ainsi que d’un large éventail de hauts fonctionnaires, d’experts et d’universitaires égyptiens et européens, de présidents d’université et de responsables ministériels.
Le lancement de la « Semaine de la recherche et de l’innovation Égypte-UE », la plus importante du genre depuis l’adhésion de l’Égypte au programme « Horizon Europe », s’inscrit dans le cadre des célébrations du vingtième anniversaire de l’accord de coopération égypto-européen en matière de science et de technologie, qui constitue une nouvelle étape importante dans la coopération scientifique entre les deux parties.
Dans son discours, le Dr Khaled Abdel Ghaffar a souligné que l’expérience égyptienne de ces dernières années a prouvé qu’investir dans le capital humain, que ce soit par l’éducation, la santé ou le développement des compétences, constitue le véritable point de départ de toute renaissance nationale, insistant sur le rôle essentiel joué par les programmes de coopération avec l’Union européenne, tels que Horizon Europe, PRIMA, Erasmus+ et MSCA, dans le soutien aux chercheurs égyptiens et leur intégration aux réseaux de recherche internationaux.Il a expliqué que le monde est confronté à des défis de plus en plus pressants dans les domaines de la santé, de l’énergie, du changement climatique et de l’intelligence artificielle, ce qui fait du renforcement du système de recherche scientifique et d’innovation une nécessité nationale, conformément à la vision de l’État. Il a noté que le gouvernement s’efforce de lier les connaissances à la prise de décision et de transformer les résultats de la recherche en applications pratiques qui contribuent à améliorer la qualité des services et à répondre aux besoins des citoyens.Le ministre a souligné que la Semaine de la recherche et de l’innovation constitue une plateforme concrète pour approfondir la coopération entre les deux parties, grâce à des sessions spécialisées et des ateliers pour préparer des propositions de recherche, échanger des expériences entre les universités égyptiennes et européennes, ainsi que des visites de terrain qui favorisent la mise en place de partenariats efficaces dans les domaines de la recherche et de l’innovation.Le Dr Khaled Abdel Ghaffar a souligné que la prochaine phase de coopération se concentrera sur un certain nombre de priorités communes, notamment : la santé publique et la transformation numérique des systèmes de santé, la biotechnologie et la médecine de précision, la sécurité alimentaire et hydrique, les énergies nouvelles et renouvelables et l’adaptation au changement climatique, ainsi que l’intelligence artificielle et l’industrie intelligente, et l’innovation au service de la communauté.Le vice-Premier ministre et ministre de la Santé et de la Population a également souligné que les jeunes chercheurs constituent un pilier fondamental du processus de développement, grâce à leur imagination, leur ambition et leur capacité d’innovation, notant que le partenariat avec l’Union européenne leur offre de larges opportunités d’acquérir une expérience internationale qui profite au système de recherche scientifique en Égypte.En conclusion, le Dr Khaled Abdel Ghaffar a remercié la délégation de l’Union européenne en Égypte, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que toutes les institutions et universités participantes, soulignant que les événements de cette semaine constituent une étape importante vers la construction d’un avenir fondé sur la science et l’innovation, au service de l’humanité et contribuant à un développement durable.

Dans son discours, le Dr Ayman Ashour a souligné que la présence de ces experts, chercheurs et décideurs politiques égyptiens et européens à cette réunion témoigne du vif intérêt porté au soutien du système de recherche et d’innovation et au renforcement de la coopération scientifique entre les deux parties, dans le cadre d’un partenariat solide et étendu. Il a rappelé qu’au cours des deux dernières décennies, l’Égypte a participé à plus de 300 projets de recherche et d’innovation financés par l’Union européenne à travers différents programmes-cadres, notamment dans les domaines de la santé, du climat et de l’environnement, de l’eau et des énergies propres, ce qui illustre la convergence des priorités scientifiques nationales et des atouts compétitifs de chaque pays. Il a également noté la contribution active des institutions égyptiennes aux projets Horizon Europe dans les domaines de la santé publique et des technologies médicales, de l’adaptation au changement climatique et de la résilience environnementale, du traitement avancé de l’eau et du dessalement, ainsi que des systèmes d’énergies renouvelables, sans oublier leur participation croissante à la recherche sur le patrimoine culturel, aux sciences sociales et à la mobilité durable.Le ministre a également souligné la participation de l’Égypte à 92 projets dans le cadre de l’initiative PRIMA entre 2018 et 2024, qui a mobilisé plus de 100 institutions et permis aux organisations égyptiennes d’obtenir plus de 17 millions d’euros de financement. Ces projets étaient répartis selon quatre axes : 36 % portaient sur les systèmes agricoles, 34 % sur les chaînes de valeur agroalimentaires, 23 % sur les ressources en eau et l’innovation, et 7 % sur la recherche concernant le lien eau-énergie-alimentation-climat.Le ministre de l’Enseignement supérieur a souligné l’importance du programme Horizon Europe, le plus vaste programme de recherche et d’innovation au monde, qui permet aux chercheurs égyptiens de participer sur un pied d’égalité avec leurs homologues européens, leur donnant accès à des technologies de pointe, à des réseaux mondiaux de connaissances, à des coalitions multidisciplinaires et à des opportunités de leadership dans des domaines stratégiques.Le Dr Ayman Ashour a évoqué la signature, en début d’année, d’un accord de partenariat pour l’adhésion de l’Égypte au programme Horizon Europe, auquel ont assisté le président Abdel Fattah El-Sisi et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Il a souligné qu’il s’agissait d’une étape historique reflétant une affirmation commune selon laquelle la recherche, la science et l’innovation sont des piliers fondamentaux du partenariat égypto-européen et des outils essentiels à la stabilité, à la prospérité et au développement durable dans l’ensemble du voisinage commun.Au niveau national, le ministre a affirmé que l’initiative présidentielle « Alliance et Développement » œuvre à la création d’une cartographie nationale des pôles de production qui unissent les universités, les centres de recherche, l’industrie et le gouvernement, afin de garantir l’activation du rôle de la recherche et de l’innovation et d’obtenir un impact économique et social, expliquant que l’initiative s’inspire de l’approche d’« Horizon Europe » axée sur la recherche ciblée, les systèmes d’innovation environnementale et le transfert de technologie.Le ministre a conclu son discours en soulignant que la priorité stratégique future est de maximiser la participation de l’Égypte au programme Horizon Europe, tant en termes de volume que de qualité, et de travailler sur ce que cela implique en termes d’engagement d’une base plus large d’acteurs nationaux, notamment les universités, les centres de recherche, les ministères, l’industrie, les petites et moyennes entreprises et les innovateurs, et d’accroître leur compétitivité, non seulement pour participer aux coalitions internationales, mais aussi pour les diriger.Dans le même ordre d’idées, le Dr Ayman Ashour a annoncé la réactivation du Bureau de liaison égypto-européen pour la recherche et l’innovation et a invité l’ambassadeur de l’Union européenne en Égypte à assister à l’inauguration du bureau ainsi qu’à la cérémonie de clôture de la Semaine de la recherche et de l’innovation, soulignant que l’Égypte et l’Union européenne continueront de collaborer pour exploiter le pouvoir de la science, du savoir et de l’innovation afin de bâtir un avenir plus stable, prospère et durable pour les peuples de la région.
La docteure Rania Al-Mashat a souligné que le programme de développement durable témoigne de l’engagement de l’État à soutenir la recherche scientifique et l’innovation, éléments essentiels à la construction de l’avenir. Elle a précisé qu’investir dans la jeunesse, les chercheurs et les entrepreneurs est la pierre angulaire de toute véritable renaissance économique. Elle a ajouté que l’Égypte, grâce à sa coopération avec l’Union européenne et à des programmes tels qu’Horizon Europe, s’efforce de renforcer les capacités des universités et des instituts de recherche et d’élargir les domaines de coopération internationale, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’innovation et la technologie.La ministre de la Planification a expliqué que le développement du capital humain est au cœur du plan de développement global. Elle a souligné que l’État s’efforce de créer un environnement favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat, et de moderniser les politiques afin de soutenir les jeunes entreprises et de leur faciliter l’accès aux technologies et aux financements. Elle a précisé que le partenariat avec l’Union européenne ne repose pas uniquement sur un soutien technique et financier, mais sur une vision commune visant à promouvoir le développement humain et industriel, à créer de la croissance et des emplois, et que tous ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la construction d’une économie forte, capable de relever les défis et de répondre aux aspirations des citoyens.La docteure Rania Al-Mashat s’est félicitée du partenariat de longue date entre l’Égypte et l’Union européenne, soulignant que ce partenariat contribue à la promotion du développement durable et soutient la recherche scientifique et l’innovation. Elle a exprimé l’espoir que cette semaine soit un succès pour les efforts visant à faire progresser la recherche scientifique, la technologie et l’innovation, éléments essentiels à l’avenir de l’Égypte. Elle a remercié toutes les parties prenantes qui œuvrent au renforcement de la coopération, contribuant ainsi à soutenir les efforts de l’État dans sa transition vers une économie du savoir. Elle a souligné l’importance des événements de la Semaine de la recherche et de l’innovation et les opportunités qu’ils offrent en matière de réseautage, d’apprentissage et d’échange d’expériences, invitant les chercheurs égyptiens à en profiter pour collaborer et bâtir une communauté de recherche innovante et dynamique.

Le Dr Mahmoud Esmat s’est dit ravi de participer à cet événement et a exprimé sa confiance dans le succès du Bureau de liaison égypto-européen pour la recherche et l’innovation dans la réalisation de ses objectifs, notant que le partenariat entre l’Égypte et l’Union européenne vise à soutenir la vision égyptienne de devenir un centre d’innovation et de recherche scientifique, ce qui contribue à la réalisation des objectifs de développement durable et de la Vision 2030 de l’Égypte.Le ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables a souligné les efforts déployés par l’État pour soutenir les projets d’énergies renouvelables, conformément à l’engagement de l’État égyptien à garantir un approvisionnement énergétique durable afin d’assurer une vie meilleure à la société. Il a insisté sur le fait qu’il existe de nombreux domaines de coopération et d’idées pouvant être partagés entre les deux parties, afin de promouvoir un accès sûr à l’énergie et d’encourager l’utilisation des ressources énergétiques renouvelables dans tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.L’ambassadrice Angelina Eichhorst a affirmé que cette réunion témoigne de la profondeur du partenariat stratégique entre l’Égypte et l’Union européenne, qui a permis la réalisation de plus de 300 projets de coopération fructueux dans les domaines de la santé, du climat, des énergies renouvelables et du traitement de l’eau. Ces projets soutiennent le développement, favorisent l’innovation et apportent des solutions efficaces aux défis communs. Elle a salué la participation de centaines de chercheurs égyptiens à ces projets, soulignant que l’échange d’expériences entre les deux parties constitue la pierre angulaire de ce partenariat en pleine expansion.
L’ambassadrice Angelina Eichhorst s’est dite fière que la célébration d’aujourd’hui coïncide avec le 20e anniversaire de l’accord de coopération égypto-européen en matière de science et de technologie. Elle a souligné que cet événement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat qui renforce sa coopération, rappelant que le 22 octobre à Bruxelles a marqué un tournant décisif avec la signature par l’Égypte du programme Horizon Europe, faisant de ce pays le premier partenaire à part entière de cette initiative ambitieuse. Elle a également salué les efforts des équipes de travail des deux parties qui ont contribué à ces progrès, remerciant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour son rôle dans la finalisation des accords, notamment l’ouverture du Bureau de liaison égypto-européen pour la recherche et l’innovation. Elle a mis en avant le lancement officiel du nouveau programme dans la Nouvelle Capitale administrative en décembre prochain et a évoqué l’extension du partenariat PRIMA, qui ouvrira de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de l’agriculture durable et de la gestion de l’eau. Elle a affirmé que l’Union européenne et l’Égypte œuvrent de concert à la construction d’un écosystème régional intégré de recherche et d’innovation.
Programme de la « Semaine de la recherche et de l’innovation Égypte-UE »
La Semaine de la recherche et de l’innovation UE-Égypte, qui se déroule jusqu’au 9 décembre, comprend une série d’activités et d’événements mettant en lumière les priorités de coopération dans les domaines de la transition écologique, de la transformation numérique, de la sécurité alimentaire, de la gestion de l’eau, de l’espace, des antiquités, du développement des compétences académiques et professionnelles, du développement des capacités des chercheurs égyptiens et du renforcement de leur participation aux programmes européens.
La grande exposition de projets de recherche conjoints entre l’Égypte et l’Union européenne
En marge de l’événement, les participants ont visité une vaste exposition de projets de recherche conjoints entre l’Égypte et l’Union européenne, où diverses initiatives de collaboration et des opportunités futures étaient présentées dans le cadre des programmes Horizon Europe, PRIMA, Erasmus+, du Conseil européen de l’innovation et des centres communs de recherche, afin de promouvoir les réussites et d’encourager les chercheurs égyptiens à bénéficier de ces initiatives.La docteure Heba Gaber, responsable de la recherche et de l’innovation à la délégation de l’Union européenne, a fait un exposé complet dans lequel elle a passé en revue les réalisations accomplies et les nouvelles opportunités offertes dans le cadre du programme « Horizon Europe ».Le Dr Abdel Hamid Al-Zuhairi, coprésident du programme PRIMA, a également présenté en détail la vision du programme pour la période à venir, soulignant les opportunités qu’il offre pour soutenir la recherche appliquée dans la région méditerranéenne.L’événement comprenait une session sur la mobilité des talents et le renforcement des capacités, présentée par le Dr Zainab Al-Sadr, coordinatrice nationale du programme « Erasmus Plus », qui a passé en revue le rôle du programme dans la promotion de la coopération universitaire et des échanges d’étudiants.Les interventions se sont conclues par un discours de la Dre Salma Yousry, ministre adjointe de l’Enseignement supérieur chargée de la coopération internationale, au cours duquel elle a souligné que cet événement incarnait une nouvelle phase du partenariat entre l’Égypte et l’Union européenne, notant que l’augmentation des investissements dans le système de recherche et d’innovation ouvrirait de larges perspectives aux chercheurs et innovateurs égyptiens, ajoutant : « Cet événement représente un nouveau chapitre de la coopération entre l’Égypte et l’Union européenne dans les domaines de la recherche et de l’innovation, grâce à des partenariats étroits, des systèmes d’innovation renforcés et des opportunités élargies pour nos étudiants, chercheurs, entrepreneurs et innovateurs égyptiens. »La docteure Salma Yousry a souligné que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’efforce de maximiser les retombées du programme, en mettant en place un réseau efficace de points de contact nationaux, sectoriels et institutionnels, en soutenant les chercheurs et les innovateurs et en les reliant aux réseaux mondiaux, en améliorant la capacité institutionnelle à gérer les projets de l’Union européenne et en établissant un système de suivi, d’évaluation et de contrôle.Il convient de noter que la Semaine de la recherche et de l’innovation comprend des activités spécialisées au Caire et dans plusieurs gouvernorats, notamment un atelier de rédaction de propositions de recherche au bureau régional du ministère fédéral allemand de la Défense et du DAAD, une présentation du programme MSCA à l’Académie de la recherche scientifique et de la technologie, l’événement « Journée spatiale italienne : atelier sur l’usine spatiale » à l’Agence spatiale égyptienne et la cérémonie de remise du « Prix Nobel suédois de l’innovation » à l’ambassade de Suède. Des visites et des séances d’information sont également prévues dans plusieurs universités.La semaine se conclut par une table ronde ministérielle organisée dans la Nouvelle Capitale Administrative sous le titre « Façonner l’avenir ensemble », où les dirigeants et les experts discuteront des perspectives de collaboration dans les années à venir, du renforcement de la voie du développement durable et de l’optimisation de la participation de l’Égypte au système européen d’innovation.
Cabinet du Premier ministre
