La ministre du Développement local et ministre de l’Environnement par intérim, Mme Manal Awad, a ouvert la 24e session de la Conférence des Parties à la Convention pour la protection du milieu méditerranéen contre la pollution (Convention de Barcelone) depuis le Caire, capitale de l’Égypte, l’un des pays les plus importants riverains de la Méditerranée. La conférence, qui s’est tenue du 2 au 5 décembre 2025, avait pour thème « Une économie bleue durable pour une Méditerranée résiliente et saine ». Y ont participé des ministres et des représentants de 21 pays méditerranéens, d’organisations régionales et internationales, Mme Tatiana Hima, coordinatrice du Programme des Nations Unies pour l’environnement et du Plan d’action pour la Méditerranée, M. Mitja Prešelj, président en exercice de la Conférence et représentant de la Slovénie, des chefs de délégations officielles et des représentants de la société civile.
La réunion comprendra des discussions sur les rapports techniques, l’adoption du programme de travail et du budget pour la prochaine session, ainsi qu’une déclaration politique finale reflétant les priorités de la région.
On s’attend à ce que :
– Stratégie méditerranéenne pour le développement durable 2026-2035
Cadre régional d’adaptation aux changements climatiques
Feuille de route actualisée pour une approche écologique
– Déclaration ministérielle du Caire, menée par l’Égypte, visant à promouvoir une économie bleue durable
La 24e réunion de la Convention s’inscrit dans le cadre des travaux sur la nécessité d’une action collective pour faire face aux pressions environnementales croissantes exercées sur la mer Méditerranée, qui est l’une des mers les plus polluées au monde.

L’importance capitale de la tenue de la 24e Conférence des Parties à la Convention de Barcelone au Caire. Cette conférence témoigne de la confiance de la communauté méditerranéenne dans le rôle actif de l’Égypte et son engagement constant en faveur de la protection du milieu marin et côtier, ainsi que de la promotion d’une action régionale conjointe pour une Méditerranée propre, durable et sûre pour les générations futures. Elle a rappelé que le milieu marin et côtier égyptien est un pilier fondamental de son développement, de son économie et de son progrès social.
Manal Awad a souligné que le littoral égyptien s’étend sur plus de 3 000 kilomètres le long de la Méditerranée et de la mer Rouge, constituant une voie de communication essentielle et une source de nourriture, d’énergie, de tourisme et de commerce. Des millions d’Égyptiens dépendent des ressources marines pour leurs moyens de subsistance, de la pêche à l’écotourisme en passant par le transport maritime et les énergies marines. Les zones côtières égyptiennes représentent un point de convergence crucial entre des écosystèmes fragiles et des activités économiques intensives, faisant de leur gestion intégrée une nécessité stratégique, et non une option.
La Dre Manal Awad a souligné que l’État égyptien accorde une grande importance à la protection de son environnement marin, tant dans le cadre de la Stratégie nationale pour le climat 2050 et de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030, que pour le respect de ses obligations internationales au titre de la Convention de Barcelone et de ses protocoles. Ces dernières années, l’Égypte a adopté une approche intégrée fondée sur la transition vers une économie bleue durable, considérée comme un levier essentiel pour parvenir à un développement inclusif et sobre en carbone. La Dre Manal Awad a expliqué que, grâce au soutien des autorités politiques, un cadre national global pour l’économie bleue a été élaboré en Égypte.
Ce cadre englobe les dimensions environnementales, économiques, sociales et institutionnelles et vise à unifier les efforts nationaux en matière d’utilisation durable des ressources marines, à soutenir l’innovation verte et à promouvoir l’investissement dans les solutions fondées sur la nature. La Dre Awad a indiqué que le ministère de l’Environnement travaille actuellement, en coopération avec la Banque mondiale et plusieurs partenaires internationaux, à l’élaboration de la première stratégie nationale intégrée de l’Égypte pour l’économie bleue. Cette stratégie définira une feuille de route claire pour optimiser l’utilisation durable de nos ressources marines en développant des chaînes de valeur dans des secteurs tels que l’écotourisme, la pêche durable, les énergies marines renouvelables et le transport maritime à faibles émissions de carbone. Elle stimulera également l’investissement dans l’innovation et les technologies bleues et établira des cadres de financement vert favorisant la participation du secteur privé aux projets liés aux ressources marines.

La ministre du Développement local et ministre de l’Environnement par intérim a déclaré : « Nous considérons l’économie bleue non seulement comme un concept environnemental, mais aussi comme un nouveau modèle économique capable de générer une croissance durable, de créer des emplois décents, de renforcer la sécurité alimentaire et de protéger la biodiversité marine. » Elle a exprimé l’espoir que les prochains jours seraient l’occasion de discussions et de l’adoption d’une série de décisions importantes qui définiront les orientations de la coopération méditerranéenne pour la prochaine décennie.
Il s’agit notamment de l’adoption de la Stratégie de développement durable de la Méditerranée 2026-2035, du Cadre régional d’adaptation aux changements climatiques dans les zones marines et côtières et du Plan d’action méditerranéen actualisé pour le suivi et l’évaluation environnementaux, ainsi que de la Déclaration ministérielle du Caire, portée par l’Égypte, qui constitue un document exhaustif reflétant notre engagement collectif à accélérer la transition vers une économie bleue durable et inclusive. Mme Manal Awad a souligné que la conférence servirait de plateforme pour renforcer la coopération et les partenariats entre les États membres, les organisations régionales et les institutions financières afin de soutenir la mise en œuvre de ces orientations grâce à des outils de finance verte, à l’innovation et à des politiques fondées sur des données probantes.
Elle a affirmé que la protection de la mer Méditerranée est une responsabilité partagée et que l’Égypte estime que la voie vers un environnement marin sain et durable ne peut être atteinte que par l’intégration de la science, des politiques et du financement, et par la mise en place de partenariats fondés sur la confiance et la responsabilité mutuelle.

Pour sa part, M. Mitja Prešelj, représentant de la République de Slovénie à la 23e session de la Conférence des Parties à la Convention pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone), s’est félicité que la République arabe de Slovénie accueille cette nouvelle session, afin de reprendre les travaux sur la Convention de Barcelone et d’assurer un avenir commun et plus durable à la région méditerranéenne pour les générations futures.
Il a remercié Mme Manal Awad pour l’excellente organisation et son accueil chaleureux, soulignant la nécessité de tout mettre en œuvre pour maintenir la coopération entre les Parties à la Convention de Barcelone, qui se poursuit depuis plus d’un demi-siècle et concerne trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Europe. La mer Méditerranée et la préservation de ses écosystèmes sont d’une importance capitale pour une vie meilleure et un développement continu, afin de préserver ce patrimoine vital et de parvenir à un développement durable, objectif que poursuit la Convention de Barcelone.
Celle-ci permet également la mise en œuvre des Conventions sur la diversité biologique et sur les changements climatiques. Il s’agit du véritable instrument permettant aux générations futures de survivre et de prospérer grâce au renforcement des écosystèmes marins. Il a souligné que la COP24 offre aux jeunes la possibilité de s’exprimer à travers des idées, des propositions et des innovations qui contribuent à la réalisation de ses objectifs. M. Mitya Priscelli a déclaré : « Nous célébrons encore le 50e anniversaire de la signature de la Convention de Barcelone et le 30e anniversaire de la révision du Plan d’action pour la Méditerranée et de la Convention de Barcelone. »
Il a également indiqué que plusieurs sujets importants seront abordés lors de la conférence pendant quatre jours, notamment l’adoption de la Stratégie méditerranéenne actualisée pour le développement durable 2026-2035, du Cadre régional d’adaptation au changement climatique 2026-2035 et de la politique et de la feuille de route révisées pour l’Approche écologique méditerranéenne. Ces discussions, menées dans un esprit de dialogue et de concertation constructive, visent à trouver une approche permettant de réduire les pressions exercées sur les écosystèmes marins et d’assurer un avenir meilleur à la région méditerranéenne.

Parallèlement Mme Tatiana Hima, coordinatrice du Plan d’action méditerranéen du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans le cadre de la Convention de Barcelone, a souligné que la région méditerranéenne a connu de nombreuses transformations ces dernières années, souffrant de pollution et d’une perte de biodiversité. Il est donc impératif de trouver rapidement des solutions pour assurer un avenir et une économie durables à la région, en s’appuyant sur la lutte contre le changement climatique et la pollution plastique.
Elle a salué le rôle essentiel joué par les Parties contractantes à la Convention de Barcelone, qui ont accompli de nombreux progrès grâce à leur coopération et leur solidarité au cours des 50 dernières années. Elle a exprimé son espoir quant aux décisions qui devraient être prises lors de la 24e réunion des Parties contractantes à la Convention de Barcelone, lesquelles visent à orienter les efforts vers des littoraux plus propres. Ces décisions définiront les mécanismes d’action futurs et permettront de poursuivre les progrès et d’assurer la durabilité.
Mme Hima a insisté sur l’importance de la poursuite de la coopération pour garantir la pérennité de ces acquis. Elle a remercié le gouvernement et le peuple de la République arabe d’Égypte pour leur hospitalité, leur coordination et leur coopération depuis le cœur historique du Caire, et a félicité l’Égypte, « mère du monde », pour l’ouverture du Grand Musée égyptien, un monument témoignant de la grandeur de la civilisation égyptienne antique.
La docteure Manal Awad, ministre du Développement local et ministre de l’Environnement par intérim, a succédé à M. Mitja Prešelj, président de la 23e session de la Conférence et représentant de l’État de Slovénie, à la présidence de la COP24 de la Convention pour la protection du milieu méditerranéen contre la pollution (Convention de Barcelone).
La docteure Manal Awad a souligné que l’État égyptien accorde une grande importance à la protection de son environnement marin, tant dans le cadre de la Stratégie nationale pour le climat 2050 et de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 que dans le cadre de la mise en œuvre de ses obligations internationales au titre de la Convention de Barcelone et de ses protocoles. L’Égypte a également adopté ces dernières années une approche intégrée fondée sur la transition vers une économie bleue durable, considérée comme l’une des principales voies vers un développement sobre en carbone.
Pour sa part, M. Alberto Pacheco Capella, chef de l’Unité des mers régionales du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a exprimé sa gratitude envers l’Égypte pour son leadership éclairé et l’accueil prestigieux qu’elle réserve à la conférence. Il a expliqué que la réunion des États membres vise à relever les défis auxquels est confrontée la Méditerranée, en incitant les États membres à identifier ces défis et à y répondre par la coopération. C’est ce qui motive la Convention de Barcelone, devenue un cadre qui façonne et définit les perspectives d’avenir. Le chef de l’Unité des mers régionales du PNUE a souligné que la Conférence des Parties se tient à un moment crucial pour consolider les efforts déployés dans le cadre du Plan d’action pour la Méditerranée, qui associe science et technologie et a facilité la prise de décision et la coopération entre les pays méditerranéens. Il a ajouté que cette conférence représente une occasion d’approfondir notre travail commun, insistant sur le fait qu’en assurant et en renforçant cette coordination, nous pourrons honorer nos engagements au titre de cette Convention. Il a également noté qu’elle offre une opportunité de soutenir la gouvernance dans des zones situées en dehors de cette juridiction régionale. Lors de la cérémonie d’ouverture, un documentaire a été projeté, soulignant l’importance de la mer Méditerranée et les efforts déployés pour préserver son environnement.
Ministère de l’Environnement
