Apprendre des autres pour améliorer les défis environnementaux en RDC, c’est l’exercice auquel se livre Marie Nyange, la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat (MEDDNEC), durant son séjour à Bruxelles en Belgique. Ce lundi 19 janvier, la ministre congolaise a visité une série d’infrastructures consacrées aux solutions innovantes en matière de gestion de l’eau, des déchets et de l’assainissement.
La ministre congolaise de l’environnement a effectué une visite au RECYPARC, situé dans la ville de Wavre. « Nous avons un grand problème d’assainissement chez nous. Nous sommes venus apprendre de RECYPARC de Wavre pour s’enquérir de l’organisation mise en place. Quelles sont les difficultés rencontrées, comment ils arrivent à les résoudre, et voir comment nous pouvons adapter cela au contexte local au niveau de notre pays, surtout dans la ville de Kinshasa », a déclaré la ministre. Le RECYPARC de Wavre recycle notamment l’Amiante-ciment (« Eternit »), le bois, les bouchons en Liège, les capsules de café en aluminium, les déchets spéciaux des ménages, les déchets verts, le films plastiques, les huiles de moteur, les huiles et graisses alimentaires, les inertes, métaux etc.
Marie Nyange accompagné de sa délégation a également visité le réservoir de la Chechienne, exemple de gestion sécurisée de l’eau potable, ainsi que la station d’épuration (STEP) de Pinchart, référence en matière de traitement des eaux usées.
Pour la patronne de l’environnement, ces visites ont permis d’apprécier concrètement des solutions techniques éprouvées, susceptibles d’inspirer des réponses adaptées aux défis environnementaux rencontrés dans les grandes agglomérations africaines, en particulier à Kinshasa, où les problématiques d’insalubrité demeurent préoccupantes.
« Nous avons beaucoup aimé l’organisation mise en place ici. Car il s’agit d’une organisation décentralisée de l’assainissement qui implique les citoyens et promeut la solidarité dans l’assainissement de leur milieu. Ce qui est intéressant ici est que rien n’est perdu, tout est recyclé et rentre dans l’économie circulaire. Cela crée de l’emploi, génère des revenus et cela est très intéressant », a indiqué la ministre.
Cette première visite ouvre la voie à de futures coopérations techniques et institutionnelles entre la Wallonie et Kinshasa. « Les systèmes que nous avons visités ici sont réplicables. Nous voulons voir comment les privés d’ici peuvent s’intéresser à venir en RDC et investir. En tant que ministre, je suis prête, sur base de nos lois, d’accorder les facilités pour les aider à s’installer et faire du business dans ce domaine dans notre pays ».
La délégation congolaise, à travers ces différentes visites, a pu se faire une idée réaliste sur ce qui doit être fait dans le cadre de la gestion durable des déchets dans les grandes agglomérations congolaises.
MTB
