Les professionnels de médias en atelier de renforcement de capacité pour mieux comprendre la résilience climatique et foresterie dans la capitale camerounaise, ont approfondi leurs connaissances au cours de la deuxième journée. Les différents panels ont tourné autour du thème “communiquer la science et les forêts en Afrique centrale “.
Le premier intervenant, Emmanuel Wongibe, DGA de la Radio Télévision camerounaise, a porté son intervention sur l’importance du journalisme forestier et environnemental. Il a fait savoir aux participants que les reportages sur le changement climatique sont importants du fait que cela sensibilise les populations sur les gestes à poser pour protéger l’environnement. Mais aussi, l’mpact que les investigations ou enquêtes menées par les journalistes sur les décisions que les autorités peuvent prendre. “Si aujourd’hui les pays pollueurs doivent compenser les non-pollueurs c’est grâce aux médias”, a précisé l’intervenant.
Sur la thématique concernant les reportages sur les communautés autochtones et les écosystèmes, Emmanuel Wongibe, filé quelques astuces aux professionnels de médias afin de réaliser des bons reportages. “Pour rendre les récits plus attractifs laisser les autochtones parler dans leur langue maternelle et privilégier le sous-titrage. Savoir quel mot utilisé, parce que un seul mot peut raconter une histoire. Et si c’est possible travailler avec des confrères ou consœurs issus de la communauté”.
Pour sa part, le professeur François Marc Modzom, Directeur de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication du Cameroun, il a nourri les participants de l’atelier de son expérience de terrain dans la profession. Il s’est penché sur le thème “Éthique et précision dans le journalisme forestier et environnemental” et aussi sur “Études de cas de dilemmes éthiques dans le reportage environnemental”.
Le digital un atout du journaliste
Connaissant bien les rouages du métier, le DG a recommandé aux hommes et femmes du micro et de la plume de veiller à l’éthique dans les reportages en rapport avec l’environnement pour ne pas enduire en erreur le public dans ce thème aussi crucial. “Il est important pour vous de rapporter les faits, ce que vous vu, entendu et ne pas se laisser séduire par les informations erronées “.
Le panel “Communication digitale sur le journalisme environnemental “ a été tenu avec efficacité par Alfred Ntumba, DG du média en ligne Environews. Dans sa présentation, il a démontré les pertinences, stratégies et défis que pose la communication digitale. “Le digital rend l’information disponible avec rapidité. A l’heure actuel avec les réseaux sociaux, Instagram, Facebook, X ou encore Linkdin, vous permet d’atteindre un grand de personne et un public diversifié”.
Selon lui, chaque réseau à un public cible d’où savoir lequel utiliser quelle information publiée et comment le faire. Le DG d’Environews a, toutefois exhorté l’assistance sur les fausses informations, d’où la nécessité de vérifier ces dernières avant publication. “Ne pas être à la recherche du sensationnel de scoop de peur de perdre sa crédibilité”.
MTB
