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Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation visant à alerter sur les impacts environnementaux, sociaux et sanitaires de la pollution plastique, Greenpeace Afrique a organisé, le week-end dernier à Kinshasa, une projection publique de son documentaire « Plastique ». A travers ce documentaire, Greenpeace entend mettre en lumière les conséquences alarmantes de la dépendance au plastique sur les écosystèmes africains, la santé des populations et les moyens de subsistance. Tout en proposant des pistes concrètes pour réduire significativement l’usage du plastique à usage unique.
Pour cette ONG internationale, la projection Le documentaire Plastique se veut également un outil stratégique de plaidoyer, visant à renforcer l’appel en faveur d’un traité mondial ambitieux et juridiquement contraignant sur les plastiques. En valorisant des pratiques concrètes telles que la recharge et la réutilisation, cette initiative promeut des solutions locales et accessibles pour réduire la production et la consommation de plastiques à usage unique. Elle vise enfin à fédérer les acteurs communautaires, les décideurs et les citoyens autour d’un engagement collectif et durable pour la protection de l’environnement.
Le Directeur Pays de Greenpeace Afrique a indiqué qu’à travers cette série de projections, Greenpeace Afrique entend sensibiliser le public à l’ampleur croissante de la pollution plastique sur le continent, en mettant en lumière ses effets dévastateurs sur l’environnement, la santé publique et les conditions de vie des populations. « cette rencontre nous permet de lancer un appel au gouvernement à s’engager afin de réduire l’usage de plastique, à poser des actes justes pour l’avenir du pays. Une nation sans plastique est possible », a déclaré le Directeur Pays de Greenpeace Afrique.
Agir pour des politiques publics courageuses alignés sur les urgences climatiques et sanitaires de notre époque.
Le représentant de la ville de Kinshasa s’est appesanti sur les efforts que le gouvernement provinciale met en place pour la capitale RD congolaise puisse se doter des infrastructures dignes à la hauteur des besoins d’une ville en plein extension. « Le documentaire que nous venons de suivre est un cri d’alerte mais aussi un appel à l’action. La lutte contre les déchets plastiques doit devenir une priorité partagé entre le gouvernement, les universités la société civile, les entreprises et chaque citoyen. Kinshasa ne peut plus attendre chaque averse devient une menace, chaque sachet plastique abandonné est un danger potentiel pour nos rues, nos rivières. Il est temps d’agir, agir pour des politiques publics courageuses alignés sur les urgences climatiques et sanitaires de notre époque. Agir pour des infrastructures dignes à la hauteur des besoins d’une ville en plein extension », a déclaré l’orateur.
Et de rajouter. « Je réitère notre engagement à intensifier les efforts pour que soit respecté les normes de propreté et de recyclage, accompagner les initiatives locales et innovantes dans la gestion des déchets, renforcer la sensibilisation de masse particulièrement auprès des jeunes mais surtout nous appelons à une solidarité active autour de l’objectif commun bâtir une Kinshasa propre, résiliente et fier de sa jeunesse ».
Pistes de solution
La projection a été suivi d’une conférence-débat avec pour thème : “ Mettre en lumière l’impact socio-économique et environnemental des plastiques sur la vie des collecteurs de déchets”. Le professeur Emmanuel Biey, ancien Directeur Général de la Régie d’assainissement des travaux publics de Kinshasa, a dans sa prise de parole, fait savoir que les déchets plastiques sont de la matière première. Dans un essai un pilote, il propose un projet collecte de déchets plastique contre frais académique. « Il s’agira pour les étudiants de ramener un tonnage déterminé de déchets plastique moyennant une rémunération qui permettront de payer les frais académiques ».
Dans cette démarche de réduire l’utilisation du plastique, Bonita Nginamau experte en gestion des déchets, a pour sa part rappelé la responsabilité sociétale des entreprises dans cette lutte contre la pollution plastique. « Les entreprises doivent penser à réduire l’impact de la pollution plastique dans leurs productions » Elle a pris en exemple les sociétés brassicoles qui utilisent les bouteilles en plastique comme emballage, devraient se remettre à l’utilisation des bouteilles en verre. Éric Casinga, CEO d’une entreprise de recyclage de déchet plastique a également partagé son expérience dans le recyclage du plastique.
MTB
