Le Maroc ne considère plus le football comme un simple divertissement, mais comme un véritable levier stratégique de développement et de rayonnement international. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Royaume a entrepris une transformation profonde de ses infrastructures et de sa gouvernance sportive, faisant de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 une « vitrine du Maroc contemporain ». Cette compétition, loin d’être une fin en soi, a servi de répétition générale avant le défi majeur de la co-organisation de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal.
L’excellence organisationnelle affichée durant ce mois de compétition repose sur une vision à long terme entamée il y a plus de deux décennies. Les stades « flambant neufs » et les réseaux de transport modernisés témoignent d’un investissement massif destiné à hisser le pays aux standards internationaux les plus exigeants. Pour des observateurs comme Jean-Baptiste Guégan, enseignant à Sciences Po, le Maroc a prouvé qu’il était capable de gérer des flux complexes et de garantir un accueil de classe mondiale.
Cette stratégie, qualifiée de « diplomatie sécuritaire », permet au pays de s’imposer comme un allié incontournable pour les instances internationales comme la FIFA ou l’UEFA. En alliant passion populaire et rigueur institutionnelle, le Maroc ne se contente plus de participer au jeu mondial, il en définit désormais les règles organisationnelles sur le continent africain, projetant l’image d’une puissance émergente, structurée et résolument tournée vers l’avenir.
M.E
