La mission diplomatique belge aux Nations unies, a organisé, mercredi 25 septembre, à New-York, un événement parallèle où elle a sollicité l’appui de la RDC pour sa candidature à accueillir le secrétariat du traité des Nations unies sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).
La professeure Marie Nyange Ndambo, ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat (MEDNEC), a accueilli favorablement cette sollicitation de la Belgique.
Elle a affirmé que ce soutien est d’autant plus naturel que la Belgique est un allié stratégique de la RDC, partageant plusieurs points communs en matière de gestion des ressources naturelles. « Nous avons un lien historique très fort. La RDC ne peut que soutenir cette initiative. Il faut rappeler que la RDC regorge plus de 50% des ressources en eau d’Afrique. Ensemble, nous pouvons construire une bonne stratégie pour nos pays respectifs », a déclaré Marie Nyange.
Le traité BBNJ est crucial pour réduire significativement la perte de biodiversité en haute mer, avec pour ambition de consacrer 30 % de la haute mer en zones marines protégées d’ici 2030.
La ministre belge de l’Environnement, Annelies Verlinden, a pour sa part, souligné l’importance de la RDC en tant que partenaire clé, pour soutenir cette candidature, compte tenu de ses vastes ressources en eau douce. Pour Bruxelles l’objectif est de garantir l’installation en Belgique du secrétariat du traité BBNJ, qui vise une protection étendue de la haute mer, une zone gigantesque représentant plus de 64 % des océans et échappant à toute juridiction nationale.
« Nous sommes très contents d’avoir ratifié le traité avec plusieurs pays. Maintenant, nous pouvons commencer l’action. Il est très important d’avoir la RDC, parce qu’il y a beaucoup d’eau douce. Il faut donc le faire ensemble, car protéger les océans ne s’arrête pas aux frontières. Cette collaboration est très importante », a précisé l’oratrice.
Rappelons que la Belgique défend la candidature de Bruxelles pour accueillir cet organisme depuis un certain temps. L’attribution sera décidée lors de la première conférence des parties (COP) sur la haute mer, prévue en 2026. Face à Bruxelles, un seul candidat se profile : Valparaiso, au Chili.
MTB
