Image processed by CodeCarvings Piczard ### FREE Community Edition ### on 2025-06-10 16:13:30Z | |
La ministre de l’Environnement, Dre Yasmine Fouad, a participé à la réunion ministérielle consultative sur le traité sur la pollution plastique, en présence de représentants de l’Allemagne, de la Norvège, du Mexique, du Rwanda, de la France, de la Gambie, du Chili, du Japon, de la Suède et du Royaume-Uni. Cette réunion constitue une nouvelle étape visant à rassembler les visions et les besoins des pays avant la cinquième session de négociations à Genève, en vue de parvenir à un accord mondial contraignant. Elle a eu lieu dans le cadre de la troisième Conférence des Nations Unies sur les océans, organisée par les gouvernements de la France et du Costa Rica, et coïncide avec la Journée mondiale de l’océan célébrée chaque année le 8 juin. La ministre a salué la tenue de plusieurs réunions consultatives autour du traité, les qualifiant de soutien important au processus de négociation et aux procédures habituelles visant à parvenir à un accord mondial contraignant. Elle a souligné que ces réunions contribuent à faire avancer les négociations et à rapprocher les points de vue des pays, notamment en insistant sur la nécessité de prendre en compte les différences entre les situations nationales, les stratégies et les mesures adoptées dans chaque pays. Cela offrirait aux États la liberté de mettre en œuvre les actions nécessaires en fonction de leurs conditions nationales, ce qui permettrait d’atteindre les objectifs du traité de manière efficace.
La Dre Yasmine Fouad a également présenté la position de l’Égypte sur plusieurs articles du traité en discussion, notamment l’article 3. Elle a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas se contenter d’imposer des mesures mondiales sans fournir les capacités techniques nécessaires pour garantir l’efficacité des efforts de réduction de la pollution plastique. Concernant l’article 6, relatif à la réduction de la production de plastique, elle a souligné la nécessité d’une plus grande clarté sur les mécanismes de mise en œuvre, de façon à garantir un équilibre avec les dimensions sociales et économiques liées à la production de plastique.
En ce qui concerne le volet du financement, la ministre a affirmé que pour parvenir à un accord ambitieux permettant de progresser, il est essentiel de mettre en place un mécanisme de financement capable d’atteindre ses objectifs. Ce mécanisme ne doit pas se limiter aux ressources publiques, internationales ou privées disponibles, mais doit aussi prévoir des financements pour les technologies et les alternatives au plastique. Elle a également insisté sur le respect, par les pays développés, de leurs engagements en matière de financement public, afin de ne pas faire peser un fardeau supplémentaire sur les pays en développement, déjà confrontés à de nombreux défis environnementaux,comme le changement climatique et la perte de biodiversité, dont la gravité ne cesse de croître.
Il convient de noter que la Conférence des Nations Unies sur les océans vise à accélérer les actions pour préserver les océans et les mers, et à promouvoir leur utilisation durable, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs de développement durable. Elle cherche également à placer la science et les connaissances océaniques au cœur de l’action mondiale. Source : Nile TV International
