Image processed by CodeCarvings Piczard ### FREE Community Edition ### on 2025-08-06 15:12:40Z | |
Le président de la commission parlementaire des télécommunications, Ahmed Badawi, a annoncé mercredi 6 août que le gouvernement égyptien avait recensé plus de 2,8 millions de vidéos jugées « contraires aux standards éthiques égyptiens » depuis le début de l’année.
Ces derniers jours, plusieurs créateurs de contenu sur TikTok ont été arrêtés pour avoir enfreint les « valeurs et les principes de la famille égyptienne ».
Il a révélé qu’une rencontre avait eu lieu avec le directeur régional de TikTok pour le Moyen-Orient. Au cours de cette réunion, les autorités ont exigé de la plateforme qu’elle révise ses standards pour les aligner sur « les lois et la législation égyptiennes » dans un délai de trois mois.
Selon Badawi, la menace est claire et sans équivoque : « Si cette plateforme ne respecte pas les lois et les législations égyptiennes, nous demanderons le blocage de cette application. »
Badawi a souligné que « des applications telles que TikTok n’ont pas de bureau de représentation légal en Égypte, contrairement à des entreprises comme Amazon ou Shahid ».
Une nouvelle réunion est prévue dans les prochains jours avec le Conseil suprême pour la régulation des médias et l’Organisme national de réglementation des télécommunications, afin de traiter l’obligation des licences et d’une présence légale en Égypte.
Parallèlement, le gouvernement égyptien a annoncé être sur le point de finalise une loi pénalisant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des actions liées à la « sécurité nationale et au trouble à l’ordre public ».
Le pays a déjà renforcé ses sanctions contre la cybercriminalité. Le gouvernement a récemment porté la peine relative au chantage en ligne à la « prison à vie » en vertu de la loi sur les technologies de l’information.
Cette mesure a déjà eu un effet notable. Le nombre de plaintes a diminué de 70 % depuis l’entrée en vigueur de la loi, a expliqué Badawi.
Ahram.org.eg
